caroline mathieuMieux vaut avoir des souvenirs que des regrets, donc voyagez! (M.P)
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Départ d’Uyuni vers 3h30 du matin pour 13 heures de route jusqu’á Calama au Chili puis une heure de route jusque San Pedro de Atacama.
Petite ville très touristique sale et sans charme qui constitue le point de départ en masse pour le Salar. Nous y resterons un jour le temps de nous reposer en compagnie de Cheryl et d’Adrien avant notre départ pour le Chili.
A présent, nous partons pour quatre jours en 4*4 pour une succession de lagunes et de paysages en vue du Salar, notre dernière étape avant un passage prochain au Chili.
Quatre jours de paysages exceptionnels et de souvenir inoubliables avec une équipe de choc. Le départ de Tupiza vers le Salar au lieu d’Uyuni est hautement recommandé car nous étions peu nombreux sur la route. Seul regret, en raison de la période des pluies une partie du Salar recouvert d’eau est inaccessible par conséquent nous n’avons pas pu rejoindre l’isla de Pescado qui est plus reculée.
J 1: Départ vers 8h. Nous partons á six dans le 4*4 en compagnie de Sheril, une petite américaine, Jean Philippe, notre nouvel ami Belge, nous deux, le chauffeur et la cuisinière.
1) La Quebrada de Palala avec ses spectaculaires formations de roche rouge qui atteignent jusqu’á 4200 m de hauteur.
2) Nous continuons jusqu’á El Sillar ou encore la vallée de la lune qui ressemble avec l’érosion des roches á un paysage lunaire parsemé de pics et de cratères.
3) Puis nous traversons les petits villages de Nazarenito qui exploitait les mines d’or et Chilcobija, où était présente la plus profonde mine du monde.
4) Finalement á la suite de cette succession de paysages arides et magnifiques, nous passons la nuit á San Antonio de Lipez, á 4260 mètres d’altitude. Quelques personnes ont du mal à supporter l’altitude ou encore la nourriture. Nous passons une bonne petite soirée bien fatigués de ces 400 kms parcourus. La boucle au total représente 1200 kms.
J 2: Départ vers 7h.
1) Une journée de 10 heures de paysages les plus spectaculaires du périple. Nous visitons tout d’abord un petit village colonial abandonné : San Antonio.
2) Puis, The Torreón : un espace érodé avec des roches volcaniques.
3) Les petits villages de Quetana Chico et Quetana Grande, la lagune de Kollpa où nous prendrons un petit bain thermal dans une eau á 35 degrés dans le Rio Amargo.
4) Le Salar de Chalviri et la resplendissante Laguna Verde d’une surface de 17 km2 séparée par une chaine de montagne. L’étrange couleur de ce lagon s’explique par sa haute contenance d’arsenic et de magnésium. A proximité se situe le majestueux volcan Licancabur de 5950 mètres de hauteur.
5) Nous poursuivons jusqu’au désert de Dali : un paysage de pierres volcaniques et lave.
6) Nous nous rendons ensuite dans un espace géothermique appelé « le sol de mañana » á 5000 mètres d’altitude. Cette place de 1 km2 est une zone de haute activité volcanique avec des cratères de lave et des trous en ébullition. De nombreux geysers qui comme des cocottes minutes en haute pression dégage une vapeur impressionnante.
7) Puis nous nous rendons á la laguna Colorada situé au pied d’une montagne noire. Cette lagune très profonde contient du borax et sa couleur rouge en raison de la présence de chlore et de sédiments et aussi la maison de centaines de flamants rose.
J 3: Départ vers 6h.
1) Visite du désert de Siloli et ses formations de lave où nous découvrons un fameux arbre de pierre.
2) Puis nous traversons une succession de lagunes : la laguna Hedionda, Chiarcota, Ramaditas, Honda et Cañapa.
3) Nous visitons un fameux cimetière de train, de locomotives á l’abandon.
4) Puis la soirée fut très festive le soir où nous avons rejoint Cochanie et notre hôtel de sel avant de faire nos premiers pas aux abords du Salar. Etendus sans fin de sel, parsemé d’eau á cette époque.
J 4: Départ 5h30 du matin pour un lever du soleil sur le Salar.
1) Le Salar d’Uyuni représente á l’heure actuelle 12 000 km2 de surface et s’étend chaque année. Il est le Salar le plus grand du monde et peut atteindre de 2 á 22 mètres de profondeur. Il est aussi une des plus grandes sources minérales énergétique de Lithium, magnésium, potassium, nitrogène phosphore, borax… Nous y passerons de nombreuses heures dans une luminosité impressionnante.
Nous sommes partis de Potosi en compagnie de quatre français direction Tupiza. Nous avons donc pris le bus de nuit de Potosi pour normalement arriver vers 3 heures du matin á Tupiza. Mais finalement, nous avons raté l’arrêt et nous sommes retrouvés á la frontière Argentine. Du coup, Taxi durant deux heures pour retourner sur nos pas.
Tupiza est une petite ville de 20 000 habitants située á 2950 mètres d’altitude dont l’arrière plan se compose de la chaine tupizaine d’un rouge éclatant. Le cadre de cette petite ville paisible est vraiment spectaculaire, dans la vallée du rio Tupiza, elle est entourée d’étranges rochers érodés multicolores.
Deux jours de cheval
Apres quelques jours de belotte, nous sommes partis á deux avec Luis notre guide explorer les alentours de Tupiza ses collines et les canyons environnants á dos de cheval. Expérience incroyable même si mon dos s’en rappellera. Trot, galop, traversée du rio où les chevaux tombent sur Luis puis sur Aurélien que je suis avec précaution. Les paysages sont fantastiques mais la fin du second jour á été un supplice pour mes fesses.
Nous avons donc été stupéfaits par la beauté du paysage environnant Tupiza sous un soleil de plomb, un univers de quebradas, de rivières asséchées qui évoquent les westerns.
Nous avons donc traversé « El Canon », un étroit et tortueux canyon constitué de spectaculaires formations en ailerons, El Sillar, le canyon duende, le canyon Del inca et la porte du diable (impressionnante muraille rocheuse ».
De Sucre, nous sommes partis découvrir la jolie architecture de Potosi, ville de montagne, située á 4070 mètres. De là, en compagnie de deux autres français que nous avons rencontré, nous avons visité les fameuses mines du Cerro Rico, mont riche rempli d’argent.
Durant quelques heures, nous avons traversé la mine á la rencontre des mineurs afin de leur offrir quelques explosifs et de la coca et la découverte de leurs conditions de travail « sidérantes ». Je ne me sentais pas spécialement á l’aise dans cette environnement étouffant et á ramper dans les couloirs.
Nous avons finalisé, cette journée par une petite soirée festive.
Nous avons donc passé le nouvel an dans la jolie petite ville de Sucre où finalement nous sommes restés une semaine á profiter de la paisibilité en compagnie d’autres français et de quelques soirées arrosées.
Nous quittons la richissime Santa Cruz, ville enrichie par le narco trafic dominant, contrastant avec toutes les villes boliviennes et où tout est possible partons sur les traces du Che dans une région oubliée dont les paysages et la nature sont surprenants et inoubliables : les plaines de l’est de la Bolivie. Après six heures de route de Santa Cruz á Vallegrande (50 BOL), nous arrivons dans la ville où après une vie mouvementée de guérillero révolutionnaire, Ernesto Guevara est abattu par l’armée bolivienne en 1967.
La petite ville Vallegrande, á 2 100 mètres d’altitude, est tristement connue pour être la ville où le corps du Che fut exposé avant son inhumation au sein de l’hôpital Señor de Malta, á la célèbre Lavanderia. A proximité s’y trouve l’aérodrome où en 1999 fut retrouvé le corps du guérillero malgré l’animosité des habitants, déterré et envoyé á Cuba où il repose aujourd’hui. Nous y passons tranquillement la soirée au sein de la résidence aérée Vallegrande prés de la place avant de repartir le lendemain matin direction La Higuera. -
De Vallegrande á la Higuera Chanceux, vers 6h30 du matin alors que nous attendons un rare camion prés de la chapelle afin de parcourir les trois heures de route jusqu’au petit village de la Higuera, un villageois qui retourne au village, nous prendrons dans sa voiture pour une modique somme (30 BOL par personne) et nous déposera une heure de marche avant le village. Nous arrivons donc á proximité des maquis impénétrables des confins orientaux des Andes, où le Commandante et sa petite équipe de partisans étaient acculées avant sa capture. Puis quelques pas plus tard, nous arrivons sur la petite place du village poussiéreux où le buste du Che trône entouré de façades de maisons délabrées avec des inscriptions du Che : « Tu Vives por siempre Che Commandante Amigo », « Prefiero morir de pie, a vivir Arrodillado », « Seamos realista y hagamos la imposible »… Petite visite de l’école où le Che fut exécuté reconverti en petit musée avec quelques photos. Puis, nous nous installons á la posada du Télégraphista où nous resterons quelques temps car le village est paisible, le paysage montagneux extraordinaire et l’accueil extrêmement riche.
Sur les traces du Che, un treck inoubliable Nous partons donc pour trois jours de treck inoubliables avec David, le fils de Juan qui possède « la posada Telegrafista » á travers les différents campements du Che et de ses 16 équipiers, les campements de la garde Bolivienne et de la CIA qui l’ont pourchassé jusqu'à sa mort en suivant étape par étape le journal du Che. Quête rendu possible grâce á dix années de recherche de Juan, amoureux de la nature et du Che.
J 1
A la suite d’une descente de 1000 mètres, nous avons rejoint le Rio grande, quelques douches sous les cascades bénites car la chaleur nous assommait, nous arrivons á notre premier campement après une succession de paysages magnifiques : aridité de la montagne puis paysages rocheux du canyon du rio grande. Petite soirée au coin du feu avec une tarentule poilue géante qui se pose sur mon pied et un serpent qui se faufile quelques minutes plus tard sous mes yeux, et des rochers qui se fracassent lourdement sur le chemin que nous avons emprunté, de quoi me relaxer avant une douce nuit bercée par la nature. Nuit agitée pour ma part, car au fond de mon hamac, les bruits d’animaux descendant la montagne se succédaient mais se sont ralentis grâce au grand feu effectué par David afin de les éloigner. Cela pourrait être des vaches ou des sangliers ce qui ne doit pas beaucoup m’effrayer mais étant donné que les pumas rodent et font quelques massacres dans les villages, le doute subsiste.
J+2
Réveil dans un paysage de rêves, petit déjeuner, puis nous nous préparons á quitté le campement. Les vaches commencent á s’agglutiner á nos côtés car nous nous situons sur le passage qui leurs permettent de rejoindre le Rio asséché, quelques mètres plus bas. Un petit veau a le cou ensanglanté et une vache a une oreille pendante et une corne manquante. Cela laisse présager que la nuit n’a pas était aussi calme pour elles. Me voilà peu rassurée. A la suite d’une ascension sous des bruits de tonnerre et des nuages menaçants qui doivent alimenter largement en pluie le sommet de la vallée, nous nous rendons dans l’un des campements du Che á proximité du campement de l’armée bolivienne qui les traquait. Finalement, l’averse nous rattrape quelques minutes où David installe une bâche qui nous gardera au sec. Nous repartons finalement á travers le canyon en escaladant les énormes roches qui nous barrent le trajet. Puis, nous entendons comme un bruit d’eau en provenance d’une cascade, en fait ce sont un mètre d’eau boueuse qui dévale la vallée. Coincés dans le canyon avec des parois en roche friable, nous cherchons comment nous en échapper. Suspendus sur le côté, nous voyons alors la vague déferler. Nous poursuivons donc notre chemin au mieux en escaladons les parois rocheuses et traversant le rio très agité. Bienheureux, nous arrivons au campement pour la nuit où nous cuisinerons avec de l’eau boueuse filtrée au mieux.
J+3
Dernier jour de la route du Che, toujours aussi ensoleillée. Nous continuons á escalader nos rochers durant la journée jusqu'à notre arrivée en milieu d’après midi á la quebrada del churro, á travers un paysage de conquête de l’ouest. C’est á cet endroit que l’armée bolivienne a tendu une embuscade et capturé le célèbre révolutionnaire. Nous arrivons vers 18 heures á la posada enjoués par notre aventure.
Direction Sucre 30/12/2011 Le village de Pucarra
Après quelques faux départ et notamment celui où mon passeport avait disparu, nous embarquons dans la voiture de Juan direction le petit village suivant : « Pucarra » où nous devons attraper un bus direction Ceranos puis Sucre. Nous attendons donc sur la place de ce petit village réputé pour « l’endroit où il n’y a rien » après un bus qui doit passer d’ici une heure. Finalement trente heures plus tard, nous montons á bord du fameux bus direction Ceranos en compagnie d’un espagnol d’une soixantaine d’année aussi stupéfait de nous de cette attente interminable.
Le village de Ceranos Nous arrivons donc á Ceranos quatre plus tard vers midi pour reprendre un bus vers cinq heures avec une arrivée prévue á Sucre vers 21 heures. La pluie aidant, le bus tombe dans chacun des fossés de la route. Ou á chaque fois, nous redescendons pour avancer durant la nuit devant, derrière et finalement parcourir la quasi-totalité de la nuit le chemin á pied tandis que les bolivianos assistait le bus á chaque passage en mettant des rochers, le tirant á la corde et j’en passe sous la pluie, la nuit puis le lever du jour. Quatre heures de bus, ce sont alors transformées en 17 heures de tractage pour enfin arriver á Sucre.
Nous quittons Santa Cruz de la Sierra direction le circuit des missions Jésuites et ses petits villages pour environ une semaine. Nous avons allégé nos sacs en laissant une partie á l’hôtel Santa Barbara et prenons le bus 70 direction le Terminal de bus Bimodal de Santa Cruz après une traversée de 20 minutes de la ville vers 11 heures.
Las Misiones Jesuiticas de Chiquitos qui comprennent un ensemble de villages dans cette région pauvre et sauvage renfermeraient les principaux trésors culturels du pays avec une architecture très riche inscrit au patrimoine de l’UNESCO. L’intérêt de ces missions est la culture unique en Amérique du sud qui rassemblait les jésuites et les Chiquitano autochtones dont la restauration a permis aux églises construites en bois et en pierre de retrouver leur état originel.
Les pères jésuites seraient venus dans cette région vers le 17e siècle afin d’ériger des « républiques de dieu », dans le souhait de créer un lieu où tout les hommes s’aideraient et s’aimeraient quelque soit leur nature et leur origine. L’organisation des missions ont été confiées principalement á trois prêtres qui ont donnés á chaque indien un rôle précis dans la production agricole ainsi que l’édification d’églises et maison. Au départ des jésuites vers 1767, 23 000 indigènes étaient baptisés sur les 37 000 et l’art du violon de la musique baroque chiquitanienne restera. Le départ des jésuites signe la fin de 200 ans d’un modèle social communautaire presque idéale où un rapprochement des cultures a été effectué en préservant l’apport de chacun.
1e ETAPE : SAN JAVIER, MISSION JESUITE, BOLIVIA
Nous avons choisi de commencer la boucle par San Javier car la distance est plus courte (3 heures) par rapport á l’autre village de San José de Chiquitos (6 á 7 heures), de plus nous nous gardons pour le bouquet final car á priori l’église de ce village final est la plus intéressante.
Nous attrapons donc un mini bus qui part de suite (50 Bol) pour trois heures de trajet. Le chauffeur est très rapide voir imprudent. Par la fenêtre, j’aperçois des vaches en bord de route vers la sortie de Santa Cruz. A chaque arrêt, des vendeurs ambulants s’agitent aux fenêtres. La route est asphaltée, nous ne sommes donc pas trop secoués.
Nous voila dans le petit village de San Javier á 220 kms de Santa Cruz, nous traversons la route et arrivons sur la place avec en face une église magnifique. Le climat du village est très agréable avec ses routes de terre. Nous entrons dans l’église en passant par le musée (15 Bol). La définition d’un musée doit être différents dans ce village car il n’y a rien á observer á part quelques photos générales des missions jésuites. San Javier qui date de 1691 est la plus ancienne mission de la région.
Puis, nous arrivons dans cette église magnifique de style baroque édifiée en 1749 de pierre et de bois. Les photos parleront davantage.
Nous décidons de continuer notre route vers le prochain village « Conception » qui se situe á une heure trente de route en bus, á 80 kms de San Javier. (10 BOL) Le trajet est magnifique de verdure et d’hacienda, écosystème de savane á mi-chemin entre la plaine et l’Amazonie, nous sentons aussi par les paysages la proximité avec le brésil.
2e ETAPE CONCEPTION, MISSION JESUITE, BOLIVIA
Le bus nous dépose prés du marché, la nuit commence á tomber et au final il y a á peu prés 20 minutes de marche jusqu’á la place. Nous trouvons un petit hôtel, et á allons déguster notre meilleur Lomo depuis huit mois sur la plaza. Pour cloturer, la soirée l’église de nuit est de toute splendeur.
Cette église a été édifiée en 1753, l’intérieur m’apparait comme plutôt luxueux « rouge et Or ».
« Petit tour » en Camion
Le lendemain, nous nous rapprochons du terminal en fin de matinée afin de trouver un bus pour rejoindre San Ignacio de Velasco situé á 120 kms de piste de Conception mais les horaires de bus sont tardifs soit un départ vers 17 heures. Nous nous postons donc en bords de route et montons á l’arrière d’un camion de ferraille. Quel épopée¡
Nous arriverons sept heures plus tard vers 19 heures 30 les oreilles fatiguées du vacarme des tôles qui s’entrechoquent et malgré les serviettes, le soleil aura été brulant toute l’après midi. Mais nous sommes heureux de rejoindre le village. Nous donnerons 10 BOL au chauffeur bien sympathique.
3e ETAPE: SAN IGNACIO DE VELASCO
Nous sommes donc arrivés en soirée á San Ignacio de Velasco, un petit pollo, une vue nocturne sur la magnifique église que nous visiterons davantage le lendemain avant de passer une bonne nuit dans la residential.
Le matin suivant, nous sommes donc partis explorer la première église missionnaire de San Ignacio de Velasco, fondée en 1748, une des plus travaillée de toute.
Puis direction, la petite lagune á proximité de la place (700 mètres) où les enfants du village viennent aussi se baigner.
Finalement nous nous rendons au marché pour trouver une moto á louer pour effectuer une boucle des villages jésuites á proximité pour le lendemain, le rendez vous est fixé mais la personne ne se présentera pas le lendemain.
Nous passerons donc la matinée á un chercher un transport, se fut un peu difficile pour ma part car le Cuba Libre de hier soir était un peu fort. Finalement, á force d’informations différentes et d’aller Retour, nous prenons au vol un combis direction San Miguel á une heure trente de route. (20 BOL)
4e ETAPE: SAN MIGUEL DE VELASCO ET SAN RAFAEL
SAN MIGUEL DE VELASCO
Nous arrivons donc sur San Miguel, perdu dans un paysage broussailleux, á 38 kms de San Ignacio, vers 13 heures le temps de se restaure “pollo de jugo” et oui encore et toujours du poulet, la visite de l’église « splendide ».
Vers 14 heures, ´´a l’ouverture de l’église, Octavio, le prêtre, nous accueille pour nous présenter avec énormément de gentillesse son église, ses colonnes en spirales, son autel en bois sculpté, les fresques des façades, et les nombreuses ½uvres qui l’ornent… Resplendissant et un travail á la sueur des bras évident.
Puis vers 15 heures, nous attrapons un bus vétuste et bondé direction San Rafael de Velasco á 35 kms supplémentaires pour deux heures trente de piste. Les transports sont rares dans les pueblos et non journaliers, nous ne passerons donc pas cette opportunité.
SAN RAFAEL DE VELASCO
Nous arrivons sur San Rafael de Velasco vers 18 heures où nous trouvons refuge dans l’hôtel d’une mamie, un peu plus loin de la place et partons visiter l’église.
Cette église de toute splendeur fut érigée vers 1740. A l’intérieur, les fresques et les boiseries d’origines sont surprenantes. Au moment de notre passage, il y avait des répétitions musicales.
Un petit en cas en bord de route de soupe au poulet et de brochette de viande, une bonne nuit de sommeil et le lendemain vers 8 heures nous allons attendre le bus pour 129 kms direction San Jose de Chiquitos où nous arrivons trois heures trente plus tard en début d’après midi.
5e ETAPE ET DERNIERE: SAN JOSE DE CHIQUITOS
Un petit encas de carne picade á la sortie du bus puis nous nous dirigeons vers le chemin de fer pour savoir s’il y aura des départ prévu le lendemain, finalement cela ne s’avère pas très pratique car le train part vers 23 heures pour sept heures de route tandis que le bus prends trois heures.
Nous nous dirigeons enfin vers l’église après avoir trouvé un petit hôtel sympathique toujours un peu éloigné de la place (30 BOL). Différente des églises précédentes, l’église de San José, magnifique, se compose de quatre bâtiments disposés autour d’une cour, les sculptures des bancs, portes, autel fut effectué par des artisans indiens.
Ces villages des missions ont une ambiance particulière, paisible où les mennonites sont présents notamment á San José et sont appréciés de la population.
Retour périlleux á Santa Cruz
Le lendemain, nous sommes rentrés á Santa Cruz en voiture Taxi que nous avons pris vers 15h30. (70 BOL) Retour très périlleux, le propriétaire de l’hôtel nous avons annoncé trois heures au final, nous avons mis huit heures.
Tout d’abord, la voiture servait d’ambulance á un pauvre homme complètement brulé du coté droit, puis la route était principalement de la piste. La route est toujours en construction. Finalement, nous nous sommes arrêtés plusieurs fois car la voiture faisait un bruit monstrueux du côté arrière droit, une sorte de frottement. Pour finir, nous sommes tombés en panne en plein milieu d’une des traversées de Rio enseveli dans l’eau. Nous avons donc fini la route tractés par un camion qui nous au final arrêté en périphérie de la ville.
L’aimable et gentille bolivienne á nos coté était paniquée d’être arrêté dans ce quartier dangereux. Par conséquent, après nous avoir répétée plus fois « peligro, peligro », elle a filé au plus vite avec les autres personnes du taxi, nous laissant « pauvre gringos » en proie. Nous avons trouvé enfin un autre taxi, pour rentrer á Santa Cruz vers minuit. Houhou.
Jolie petite ville prospère grâce á l’agriculture, Santa Cruz est « la capitale Del Oriente » et se situe entre le foret humide amazonien, les hauts plateaux et les plaines arides du Chacco, où nous nous baladons dans le centre ville.
Puis quelques allers retours au marché afin de nous restaurer et de déguster des jus de fruits frais, salade de fruits et petit encas, un petit tour sur sa magnifique place et de. Cela ne réussira pas á Aurélien qui fait une indigestion qui le clouera au lit le lendemain.
A la recherche d’une location de moto
Le lendemain après midi, nous traversons la ville qui se constitue de cinq anneaux á la recherche de moto pour effectuer la boucle de 1100 kms des missions jésuites. L’office du tourisme du musée contemporain, nous indique un endroit á une demi-heure de marche mais finalement nous nous retrouvons au milieu de concessionnaires, de même pour la seconde adresse qui ne nous mènera nulle part. Finalement, nous rebroussons chemin, nous effectuerons le circuit en bus.
Le lendemain vers 9 heures, nous prenons un combis direction Trinidad pour deux heures trente de route en compagnie du couple de belges á qui j’avais donné rendez vous afin que la fille m’apprennent á faire des fleurs en Macramé. Un peu chaotique sur une route qui alterne bitume et piste. Nos passons le Rio á bord d’une planche á moteur en bois puis arrivons sur Trinidad. (20 BOL)
Trinidad est une petite ville où il y a peu de chose á faire. Nous y avons passé l’après-midi pluvieux où Aurélien á refait un allez retour de 5 heures á San Ignacio de Moxos car il y avait oublié sa chemise pendant que je passais l’après midi á faire des Macramé.
Le lendemain, nous avons acheté notre ticket de bus direction Santa Cruz pour un départ vers 21 heures. A la base, nous pensions partir de Trinidad pour effectuer la boucle de 1100 kms des missions jésuites mais finalement cela s’avère plus simple de l’effectuer au départ de Santa Cruz en raison des horaires de bus inappropriés.
Le petit zoo de Trinidad et ses Anacondas
L’après midi, je suis partie rejoindre le petit zoo de Trinidad afin d’y observer un anaconda á 30 minutes á pieds de l’hôtel. Dans ce zoo, se trouvaient aussi deux perroquets, des caïmans, tortues…
Vers 21 heures, nous rejoignons le terminal de bus de Trinidad en moto taxi attrapées sur la place direction Santa Cruz. (10 heures de route, 100 BOL)
Nous arrivons vers 8 heures dans ce petit village où nous tournons un peu avec un couple de belge car les hôtels sont un peu chers mais finalement nous trouvons notre bonheur á coté du marché. San Ignacio de Moxos se situe á 89 kms de Trinidad, c’est un petit village paisible indien Moxos qui vit principalement d’agriculture et fut fondé par les jésuites en 1689.
Après une petite sieste dans le hamac la matinée sous la chaleur amazonienne et un petit repas au marché, nous nous dirigeons vers la lagune Isirere á proximité.
Baignade á la Lagune Isirere
Nous prenons deux moto taxi (4 BBOL) direction la lagune á 10minutes du pueblo. C’est dimanche et tout les villageois se baignent dans l’eau boueuse et très chaude.
Nous tentons de rejoindre un ponton en bois plus loin où les enfants font des saltos. L’eau est vraiment très chaude et boueuse. Le ponton est parsemé de barbelés. Après avoir constaté quelques sangsues accrochées sur moi, je m’enfuis très vite de ce lagon propice au développement de merveilleuses bactéries.
Après une promenade de trente minutes, nous rejoignons donc l’hôtel. Dans ce pueblo comme á Rurenabaque, il y a très peu de voitures, seules des motocyclettes circulent. Petite promenade le soir sous la chaleur tropicale et direction nos chambre qui sont toujours des saunas.
Le lendemain, nous trainons sur les hamacs et enfin arrivons á retirer de l’argent. Nous partirons donc au bus de 22 heures direction San Ignacio de Moxos, pour 10 heures de route. (100 BOL).
Canon Del Souci
A trois en compagnie de la française, nous partons á la recherche du canyon Del Soucis. Les informations sont floues. Nous logeons donc le Rio par la falaise en compagnie d’un chien qui nous accompagnera durant tout le trajet.
Puis, une petite baignade le long du rio, à priori, il faut se méfier car des poissons épineux s’installeraient lors de la baignade dans les orifices… Puis après, une heure trente de promenade et de traversée de ponts un peu périlleux, nous arrivons á l’entrée d’une communauté qui nous annoncera que nous sommes bien arrivés au canyon Del souci, grande surface rocheuse autour du Rio.
Retour en barque avec notre nouvel ami le chien
Finalement, pour le retour nous nous approchons de la berge avec les pieds qui s’ensevelissent dans les surfaces boueuses toujours en compagnie de notre nouveau compagnon afin d’appeler une barque. Eureka, une barque s’arrête pour nous prendre et j’y fais monter le chien afin qu’il retourne tranquillement á Rurenabaque.
Vers 21 heures, nous nous dirigeons donc vers le terminal pour prendre notre bus direction San Ignacio de Moxos sur la route de Trinidad. Nous sommes toujours un peu anxieux car avec le début de la saison des pluies, les routes sont facilement impraticables selon de nombreux échos étant donné que ce sont beaucoup de piste, la boue se crée très facilement.
Après une heure de trajet, fausse alerte, nous avons cru être bloqué en raison d’un camion enseveli sur le bas côté mais nous avons réussi á passer après avoir évacué le bus quelques instants.
Baignade dans la Lagune
Le lendemain matin vers 9 heures, nous avions rendez vous avec Louis qui nous a proposé de nous emmener en moto á la lagune Rogagua de Santa Rosa. Jolie lac où habitent des dauphins rose rescapés et où les femmes du village viennent laver leur linge. Une petite baignade et nous voilà repartis pour un encas et direction un taxi pour repartir vers 13 heures sur Rurenabaque où nous attendent nos sacs. (50 BOL)
Session Tempête
Après trois heures de route, nous arrivons sur Rurenabaque sous la tempête de pluie et des bourrasques de vent. Après s’être mis á l’abri sous une agence, nus courrons sous les flots d’eau á notre hôtel. Les propriétaires s’agitent á faire sortir l’eau qui s’infiltre sur les terrasses. IL n’y a plus de courant et ca durera pendant quelques jours. Ce qui nous contraint á patienter car nous sommes á cours d’argent et la banque ne peut nous en délivrer sans électricité. Nous passons donc la soirée aux chandelles en compagnie d’une petite française.
Nous arrivons vers 11 heures au terminal de bus de Rurenabaque á cinq minutes á pied du marché où nous attendons une petite heure afin de remplir une voiture direction Santa Rosa. (50 BOL) La route est principalement de la piste, puis nous arrivons dans ce petit pueblo magnifique est enchanteur sans aucun touriste.
Nous arrêtons deux motos taxi afin de rejoindre notre hôtel, l’un d’eux nous enverra un guide indépendant qu’il connait « Luis ».
Le guide nous rejoint á notre hôtel accompagné de sa femme, nous faisons connaissance puis discutons les tarifs. L’affaire est conclue avec un parcours personnalisé dans la pampa. Il possède une barque, nous partirons donc á trois et nous nous chargeons de la nourriture.
La pampa de Santa Rosa parcourue par le Rio Yacuma est peuplée de caïmans, cabiais, tortues, oiseaux dont les martins pêcheurs, cigognes, hoazins et hérons ainsi que le fameux dauphin rose de l’Amazone (bufeo) dans une flore incroyable.
Premier jour : Exploration et émerveillement dans la pampa
Les moustiques attaquent
Nous nous sommes donnés rendez vous vers huit heure á l’hôtel et rejoignons le bord du Rio Yacuma situé á 15 minutes en moto. Arrivé au bord du Rio, ce sont des nuées de moustiques qui nous accueillent, en quelques minutes nous nous faisons dévorer. Même les locaux n’en ont pas vu autant.
Un nombre incroyable d’oiseaux
Deux heures trente de découverte de la pampa autour du rio. Louis est totalement á notre écoute et nous fait découvrir les nombreux oiseaux, caïmans, alligators qui infestent l’eau, les capybaras (entre le hamster géant, l’hippopotame et la marmotte selon l’imagination), tortues et les dauphins roses.
En quelques heures, nous avons découvert un nombre fous d’habitants de ce Rio. Les petits tortues qui se régénèrent au soleil sur leurs troncs d’arbre se jettent á l’eau sur notre passage, les caïmans s’enfoncent dans l’eau, certains oiseaux ne se soucis guère de nous tandis que d’autres prennent leur envol á notre approche, les capybaras sont immobiles comme des statues tandis que les dauphins roses nous surprennent régulièrement. La faune et la flore sont riches est fantastiques.
Arrivée au campement
Puis nous arrivons á notre campement plus reculé où il n’y a que nous á loger dans ces cabanons en bois qui abritent des lits et moustiquaires. Les singes virevoltent dans les arbres. Puis petit repas préparé par Aurélien, petit sieste dans les hamacs entourés de moustiques et nous partons pécher les pyranhas.
A la pêche au Piranhas
Nous montons sur la barque avec nos lignes, et très impressionnant les piranhas dévorent nos morceau de viande en quelques secondes, il faut être plus rapide. Louis est bien sure le plus efficace, puis j’en attrape quelques uns ainsi qu’Aurel. C’’est très impressionnant, ils ont des petites dents bien aiguisées. Et nous rentrons satisfaits de notre pêche avec nos 27 piranhas que nous dégusterons ce soir.
Coucher du soleil dans la Pampa
A présent nous continuons le rio vers une hacienda afin d’admirer le coucher du soleil. En attendant, j’appends á un petit garçon de l’hacienda á faire un bracelet puis j’en fais un second pour sa s½ur dont le père me remercie avec un paquet de gâteau. Nous montons rapidement les chevaux, le coucher du soleil est magnifique puis nous rentrons á la lampe de poche sur le rio afin d’observer les yeux des caïmans, ils sont nombreux. Je pousse un hurlement car Louis passe sa barque sur un caïman, très impressionnant.
Finalement, nous retournons au campement déguster les piranhas, il n’y a certes pas grand-chose á manger mais ils ont été très bien cuisinés, á la friture et á la vapeur assaisonnés. Puis direction une bonne nuit de sommeil ou je me réveillerai malgré la moustiquaire avec une bonne centaine de piqure sur la cuisse.
Deuxième et dernier jour : Baignade avec les dauphins
Petit déjeuner, puis nous observons les singes qui vont et viennent á nos côtés. Nous repartons dans les profondeurs du rio la matinée en observant toujours plus la magnifique faune et flore. Puis, nous nous arrêtons pour une petite baignade avec les dauphins roses enfin nous ne trainerons pas trop dans l’eau boueuse car il ne faudra pas laisser de temps aux caïmans de nous approcher. Nous retournons ensuite pour préparer les paquetages puis amorcerons un retour de trois heures tranquillement vers Santa Rosa en continuant á s’en mettre plein les yeux.
Luis a été extraordinaire de patience et d’informations, nous nous en sommes mis pleins les yeux. Nous sommes á présent de retour á Santa Rosa vers 17 heures où nous donnons rendez vous á Luis et sa femme vers 19 heures pour une petite bière afin de le remercier. Après cette douché á l’hôtel, nous avons donc diné avec eux. Ils sont vraiment très Sympathiques.
Nous sommes donc de retour á Rurenabaque dans notre petit hôtel afin de nous décrasser et c’est une vrai aubaine cette douche. Le lendemain, nous décidons de partir vers santa Rosa, un petit Pueblo á trois heures de piste de Rurenabaque afin de nous trouver un guide pour découvrir la pampa.
Direction le Parque National Madidi : Ce bassin du Rio Madidi serait l’un des écosystèmes les mieux préservés d’Amérique du Sud avec son parc d’une superficie de 1,8 million d’hectares de la forêt vierge á des sommets de 5500 mètres. Une incroyable variété d’espèces est recensée soit 44% des mammifères du nouveau monde, 38% des espèces d’amphibiens tropicaux, 10% de toutes les espèces d’oiseaux répertoriés…A nous un peu d’exploration.
Premier jour : Premiers pas dans la jungle
Direction la selva. Nous partons donc vers 9 heures avec notre paquetage direction une petite barque au bord du rio de Rurenabaque. Deux heure trente de traversée á travers des paysages magnifiques, rio boueux, selva, petit passage á l’entrée du parc Madidi pour nous enregistrer (90 BOL) et nous arrivons au premier campement accueilli par les moustiques. Sur la route, j’ai offert des petits bracelets de macramé aux enfants qui nous accompagnaient. (Les enfants du chauffeur de la barque), puis je leur ai appris á en faire lorsqu’ils nous ont accompagné au premier campement.
Pendant que le guide prépare le repas du midi, petit tour des alentours, une petite gorgée de noix de coco fraichement cueillie, un petit festin (riz, légumes…) entourés de chiens affamés et nous préparons notre paquetage (moustiquaire, nourriture, plastique..) direction notre campement pour la première nuit.
La chaleur est rude, les moustiques nous accompagnent. Nous marchons donc pendant deux heures trente chargés de chacun vingt kilos á travers la jungle, les lianes qui fournissent de l’eau, les cochons sauvages, les oiseaux multiples qui crée une atmosphère propre á l’Amazonie. Quelques pauses plus tard et quelques informations du guide, nous arrivons au bord du Rio vers 19 heures où nous tendons nos bâches sur le sol et sur le haut des bois, installons nos moustiquaires et nous voila prêt á passer la nuit á trois. La pluie se met á tomber par conséquent Pinto déplace le feu sous la bâche. Un peu de cuisine, les insectes nous accompagnent et nous dévorent malgré le répulsif. Finalement, nous nous mettons á l’abri sous nos moustiquaires. Pinto fait des tranchées autour de notre campement afin de limiter l’entrée de l’eau car la pluie est toujours battante.
Deuxième jour : A la découverte des vertus médicinales naturelles
Une bonne nuit de sommeil et Pinto nous accueille avec un très bon petit déjeuner. Nous nous asseyons sur des troncs autours de grandes feuilles qui nous servirons á poser les aliments. Aucun jaguar n’est venu nous surprendre pendant la nuit. Puis nous traversons une bonne partie de la journée la selva afin de rencontrer des animaux et d’en apprendre davantage sur les vertus médicinales des arbres. Pinto fait sortir une énorme mygale de sa tanière, puis nous étudions les différents arbres pour faire du poison, faire fuir les moustiques, soigner les rhumatismes, Aurélien aura sa potion magique pour améliorer sa digestion en buvant des infusions á base de l’écorce de la liane récoltée. Puis séance peinture du visage avec une partie d’arbre qui forme de la peinture rouge après l’avoir malaxé dans la main (enfin ce sera les fesses pour Aurel). La chaleur et l’humidité sont pesantes, nous observons encore quelques oiseaux, nous balançons aux lianes et rentrons au campement vers 16 heures, affamés. Pinto est très intéressant et sympathique, il connait très bien la selva mais aussi un peu trop dragueur.
Séance pêche
Après un bon petit repas, nous partons pour une séance pêche pour le repas du soir. Direction les plages du Rio, afin d’attraper des piranhas mais la tentative fut veine car le niveau du Rio est trop élevé et nous ne parvenons pas á pécher. Nous nous dirigeons alors de l’autre coté du campement avec nos lignes. Aurel et moi abandonnons Pinto pour escalader un énorme arbre et tente de pêcher mais sans succès. Les deux seules qui ont réussi leur pêche, c’est deux fourmis qui m’ont piqué chacune des fesses, et me voilà le pantalon en bas des jambes afin de les chasser sous les rires de Pinto et Aurel. Nous rejoignons alors Pinto pour attraper deux énormes poissons dont un nous servira pour le repas du soir et du lendemain midi et le second servira á nourrir la famille de Pinto pour au moins trois jours.
Séance cuisine
Ravis de notre pêche, nous rentrons pour que Pinto prépare les poissons. Je l’accompagne chercher de grandes feuilles qui lui servirons á emballer les différents morceaux de poissons, puis les poissons sont vidés, l’assaisonnement est préparé. Pinto fait cuir les morceaux de poissons á la fumée du feu pendant trois heures tandis que nous mangeons quelques morceaux frits. Délicieux. Ma nuit fut un peu plus agitée car j’entendais beaucoup d’agitations autour du campement…
Troisième et dernier jour : Un peu d’artisanat
Petit déjeuner délicieux préparé par Pinto, pancake de la selva et nous rangeons tranquillement le campement, prêt á retraverser la selva avec nos gros sacs. Avant de partir avec les petites noix de coco ramassées, nous fabriquons sous les conseils de Pinto une petite bague ainsi qu’un collier. La chaleur est toujours aussi forte, les moustiques nous ont dévorés, nous regagnons le bord du rio initial par un autre chemin. Dégustons encore un délicieux morceau de poisson et nous embarquons direction Rurenabaque pour trois heures de paysages sauvages le long du rio entrecoupés d’une petite sieste.
Belle expérience, même si les quelques jours passés ne nous permettent pas d’atteindre les fond de l’Amazonie, la faune et la flore sont magnifiques mais les animaux se font très rares á notre approche. En tout cas, les moustiques ne nous ont pas épargnés. (900 BOL par personne + 90 BOL l’entrée du parc Madidi)
Dans la chaleur de l’Oriente
Quel contrast et dépaysement¡ Les dernières heures de trajet sont une vision de jungle et de maisonnette en bois. Il fait très chaud et humide. Rurenabaque est une petite ville du Béni Oriental en bord de Rio très apprêtée pour le touriste, dont la richesse de la faune et de la flore environnante est incroyable. C’est aussi la porte d’entrée de l’un des joyaux de l’Amérique du sud « Le parc Madidi ».
La ville est paisible, seul des motos circulent. Il n’y a aucune voiture dans le village et c’est un vrai bonheur pour nos oreilles et poumons après La Paz où l’air est parfois irrespirable. Nous logeons á l’hôtel Madidi situé á proximité du marché prés du centre, l’endroit est agréable avec sa petite cuisine, hamac, la Mama qui lave son linge malgré une chaleur étouffante.
Le lendemain, nous avons fait quelques agences á la recherche d’un guide qui nous fera découvrir l’Amazonie et ses recoins sauvages. (La selva). Nous avons donc trouvé un guide pour un départ le lendemain vers 9 heures. Puis, une petite balade dans la ville et ses commerçants non chalands. Décrocher un sourire á certains commerçants bolivien n’est pas toujours aisé et pour certains lorsqu’il fait les faire travailler se n’est pas gagner non plus. La négociation est très faible en Bolivie comparé aux différents pays que nous avons parcourus notamment le Pérou, la vente se n’est pas leur priorité : « Tu prends où tu laisses avec ou sans sourire, ce n’est par leur soucis ». Il est certains que l’on ne se sent pas oppresser…
Deux jours supplémentaires passé á la Paz afin qu’Aurélien vérifie sa santé. Puis Lundi matin, vers 13 heures, un peu á reculons étant donné le long trajet, nous avons pris un bus inconfortable pendant 18 heures avec une grande partie sur la route de la mort et principalement de la piste pour arriver vers sept heures du matin á Rurenabaque en Amazonie. (80 BOL).
Coroïco, petit pueblo de montagne de 4 500 habitants situé á 1750 mètres d’altitude avec des marches dans les montagnes environnantes afin de rejoindre des cascades que nous n’envisagerons pas étant donné la fatigue de nos pieds et jambes.
Nous préférons rejoindre un petit paradis á Coroïco sur la colline de jungle au dessus de la ville avec un paysage superbe et de nombreux oiseaux. (Hôtel Sol Y Luna, 30 BOL par personne en tente) où nous avons campé dans la vallée avec piscine, certes un peu verte et envahi de moustiques, où nous nous sommes posés á bouquiner pendant deux jours.
Puis bus vers 13 heures direction la Paz pour trois heures de la fameuse route la plus dangereuse du monde. Nous sommes bien arrivés intact á la Paz. (20 BOL)
Aujourd’hui, nous quittons le chao de La Paz direction les Yungas, et un petit treck de quelques jours sur la trace des Incas á travers les Yungas Boliviennes, le soleil, la pluie, la brume en ce mois de novembre, date où s’amorce la saison des pluies en Bolivie.
Les Yungas se situent entre les hauts plateaux arides des Andes et les plaines tropicales humides du bassin Amazonien. Le treck de la Cumbre á Coroïco commence donc á la Cumbre (4725 m) et se finalise á Coroïco (1725 m). (70 kms)
Premier jour de treck : La Cumbre => Challapampa
De l’hôtel El Solario dans la calle Moreno de la Paz, nous attrapons un bus local direction la place du marché Fatima située á une demie heure (1 BOL/ 7h30). Nous arrivons á notre connexion á la suite de ce trajet á l’étroit pour le bus suivant, direction « La Cumbre » á trois heures de route dans le mini Van. (15 BOL/ 8h30).
Route magnifique¡ Puis, nous arrivons á notre point de départ qui est aussi le lieu de démarrage de la session VTT sur la route de la mort. A droite de la route, se situe la statue du Christ, á gauche une petite cabane avec un garde. Nous nous dirigeons donc vers cet endroit surplombé par des montagnes arides. Nous nous situons á 4 725 m d’altitude. L’air est un peu rare pour les efforts et le soleil brille de toutes ses forces. Nous nous enregistrons, quelques explications du garde et nous partons direction le sommet de la vallée avec nos sacs d’environs 15 kg. (Tente, duvet, imperméable, gâteaux, noddles, vaisselles, vêtements chaud, 2l d’eau…)
Face á la montagne, á gauche de la route, nous nous sommes enregistrés á la cabane puis nous avons suivi le petit sentier où il faut rejoindre la route sur la droite. Nous nous sommes trompés en prenant d’abord la route sur la gauche avec des montées inutiles sous la chaleur. Arfff. Puis après une heure de montée, nous sommes arrivés á l’Abra Chucura (4859 m) avec une vue magnifique ensuite le sentier descend tout du long jusqu’á notre premier arrêt le petit village de« Challapampa » avec ses quelques maisonnettes où l’on peut acheter de l’eau ou encore s’approvisionner au Rio prés du pont. Après une descente d’une heure d’Abra Chucura (le sommet), nous avons fait une pause auprès des vestiges d’une auberge de l’époque Inca. (Tambo). Puis avons repris notre route durant quatre heures en direction de Challapampa en passant par Chucura.
Le premier jour, nous avons marché environ 6 heures. Une heure de montée sous un soleil aride, puis cinq heures de descente jusqu’á notre premier campement d’un pueblo de deux maisons á l’arrière d’un grand pont. Ce treck encore nommé la route des incas bolivienne se parcoure en descente sur des pavés de pierre. Quel bonheur d’avoir retiré mes chaussures, j’ai cru que mes orteils allaient s’écraser totalement au bout de mes chaussures tellement les sentiers sont en pentes. Nous plantons donc la tente aux côtés de poules et de petits cochons qui font la course, petits repas succinct puis nous nous endormons dans les Yungas, seuls au monde car á part les quelques villageois nous ne croisons personne.
Deuxième jour de Treck : Challapampa => San Francisco
Le second jour, réveil sous la brume et la pluie succéda. Bien décidés á avancer, nous nous mettons en route. Et nous voilà parti pour six heures de montées et descente sur ces fameux pavés incas resplendissants mais glissants et une vraie souffrance pour les pieds. Nous traversons des paysages de jungle et savane aux côtés du Rio parfois dans la brume. Nous sommes passés prés de la mine active de San Francisco où des chiens nous ont coursés. La technique pour garder ses fesses intactes est de ramasser un caillou, la ils se mettent á reculer effrayés. S’ils persistent, alors il faut lancer des cailloux, là ils aboient de plus en plus fort mais á reculons, puis en profiter pour filer. Nous arrivons vers 18 heures car nous avions démarré très tardivement au campement suivant, où juste deux maisons se juxtaposent sous un abri de bois, repas puis une bonne nuit de sommeil pour un dernier jour de magnifique mais toujours plus terrible pavés Incas.
Troisième jour de Treck : San Francisco => Coroïco
Troisième et dernier jour, six heures de marche de montée et descente, les pavés incas se font plus rares, par moment sous la pluie, mais le soleil perce régulièrement. Nous arrivons finalement au dernier petit village en bas de la montagne, Chairo, où après une demie heure de négociation nous parvenons á prendre un taxi pour Coroïco, petit village de montagne, á 45 minutes sur des pistes en bord de falaise. (130 BOL)
Bien heureux de la perspective de nous faire un bon repas, nous déposons nos affaires á l’hôtel Résidentiel de la Torre (sans grand confort, 30 BOL) puis direction une petite fondue de fromage avec un pancake chocolaté. Hum. Belle récompense.
L’après midi, direction la vallée de la Luna située 10 kms de La Paz. C’est un canyon dont les eaux ont érodé une roche très fiable en centaines de pitons érodés á flanc de colline ou encore une sorte de labyrinthe de gorges. Ce serait une région due á l’érosion de la partie supérieure d’une montagne composé d’argile.
C’est un paysage spectaculaire aménagé pour la visite qui ressemble á des termitières géantes ou encore une ½uvre d’art semblable á un désert de stalagmites sur un fond de montagne rougeâtre. Nous y avons fait un tour d’une quarantaine de minutes avec un petit cactus San Pedro sur le chemin du retour.
Le lendemain, départ vers 8 heures direction le sommet enneigé de Chacaltaya de 5395 m situé dans la cordillère des Andes dont le glacier est en voie de disparition. En effet, la neige se fait plus rare et une station de ski y est présente mais n’ouvre que deux mois par an.
Après 1h30 de route et de piste (30 kms) avec des paysages montagneux majestueux appartenant á la cordillère royale, nous arrivons á 5100 mètres pour finalement ne monter que 300 mètres supplémentaire afin d’avoir une vue extraordinaire dans la fraicheur et un oxygène plus rare. Nous avons ainsi une vue sur le Huayna Potosi, le Nevado Illimani et le Condoriri de la cordillère royale.
Vision spectaculaire malgré la brume. (Accès á la montagne 15BS) De plus , le paysage est parsemé de détecteur de particules (objet métallique á bâche jaune) appartenant au laboratoire de Chacaltaya.
Réveil vers 7 heures pour un départ á 8 heures avec une agence et un petit bus de touristes direction 2 heures 30 de route jusqu’au site archéologique de Tiwanaku. (80 BS l’entrée)
Les ruines qui sont le symbole de la civilisation Tiwanaku précédant celle des Incas, se situe á 70 kms de La Paz. (Inscrit au patrimoine de l’Unesco). Ruines passionnantes caractérisées par la porte du soleil(La cité du soleil), la rectitude des murs du temple Kalasasaya, le temple semi souterrain, les statues et la fameuse pyramide á sept degrés d’Akapana évoquant la croix du sud.
Cette civilisation a pris naissance sur les rives sud du Lac Titicaca caractérisée par une grande maitrise de la taille de la Pierre.
Tiwanaku a connu son âge d’or entre le 5e et le 11 e siècle et ils seraient á l’origine des chemins Incas á proximité de La Paz. Nous avons fait un passage éclair au musée en compagnie de notre guide un peu loufoque, collection de poteries, sculptures, momies…, le Bennett représentation de Pachamama.
Puis sous un soleil agressif, visite du site : la partie du Kalasasaya qui est un espace carré d’á peu prés 125 mètres servant entre autres au culte du soleil et représentant le plan céleste.
Visite très riche et rendu hilarante par un guide un peu loco avec de nombreux blocage. Nous sommes rentrés vers 16 heures sous le doux vacarme et le chaos du trafic routier bolivien.
Trois heures de route en bus de Copacabana, á La Paz (20 BS), où nous sommes arrivés en début d’après midi. Du bus, nous avons une vue plongeante sur la ville. Très impressionnant.
Nous nous sommes posés á l’hôtel El Solario (60 BS la nuit pour deux) á proximité des marchés et notamment le marché aux sorcières et leurs fameux f½tus de Lamas. Nous avons retrouvé le groupe de français de l’Isla Del Sol avec qui nous sommes partis le soir á la recherche d’un restaurant. Cela s’avère un peu périlleux dans les alentours car appart les restaurant touristiques et les petits étales de marché (je fais très attention car la nourriture bolivienne fait souffrir mon estomac depuis quelques jours), les sena locales se font rare. Nous avons fini chez un restaurant Thaïlandais.
La Paz est la capitale la plus haute du monde, actuellement nous nous situons á 3600 mètres, un peu moins que Copacabana et le lac Titicaca qui vacillent autour de 4000 mètres. « La Paix des cimes des Andes au plus prés du ciel ». Cette ville se situe donc dans un immense canyon aride entouré de pics enneigés de plus de 5000 mètres. Ville très étonnante surplombée par le sommet du Nevado Illimani culminant á 6000 mètres de haut où nous nous plaisons á nous promener á travers les étales de marché. Ca y est j’ai acheté mon stock de fil et de perles pour faire du Macramé. Le contraste est très saisissant lorsque d’une rue á l’autre nous arrivons dans les quartiers chics situés en bas de la Paz et de ses 800 mètres de dénivelé. Actuellement, il y fait très bon la journée et un peu plus de fraicheur le soir sans précipitation. Et l’eau bout á 89° degrés.
Nos quelques jours á La Paz sont rythmés par les klaxons, un chaos urbain, une anarchie totale de la circulation où sont maitres les sorties de pot d’échappement, ses maisons en parpaing jamais finies qui escaladent les flancs montagneux. Les Boliviens et notamment les mamas boliviennes sont peu aimables, endormies derrière leur stand. Très contrastant avec le Pérou.
Par contre, la richesse des excursions des alentours nous fait passer du temps dans cette ville étrange mis agréable.
Visite du musée de la Coca
Petite visite de ce petit musée de la Coca situé dans la calle Linares (rue touristique) qui nous permet d’approfondir un peu le sujet de la coca. Depuis, le Pérou, les feuilles de Coca et le mate de Coca sont en vente libre, délicieux, produit traditionnelle et mouvementé politiquement qui fait vivre de nombreux paysans de nombreuses vallée. (Petit Dossier á suivre sur le Blog).
Passage succinct á l’Iglesia San Francisco
Entre le vieux quartier où nous logeons et le centre moderne, belle église avec une remarquable façade baroque.
Nous profitons largement des alentours : sites archéologique de Tiwanaku, la vallée de la Luna, le sommet de Chacaltaya dans la cordillère royale et direction le treck de Takesi dans les Yungas pour quelques jours.
De là, nous avons pris un taxi partagé á six, pour la modique somme de 10 BS par personne, le faible coût de la Bolivie commence déjà á se faire ressentir. Quel contraste financier avec le Pérou et notamment Cusco.
Nous sommes donc arrivés quelques kilomètres plus tard á Copacabana, petit village ensoleillé, au bord du lac Titicaca, où nous avons posé nos affaires á l’hôtel. Copacabana, qui a le même nom qu’une plage brésilienne en raison d’une promesse effectué par un marin égaré le long des côtes brésiliennes á la vierge de Copacabana (…). Ce serait un lieu de pèlerinage de l’empire Incas avant l’arrivée des espagnols. Enfin, j’ai davantage perçu un petit village de pécheur avec une grande allée touristique regorgeant de souvenir qui mène au port et ses nombreux bateaux amarrés sur le lac pour partir sur l’Isla Del Sol.
La Cathédrale baroque á proximité de notre hôtel et que nous traversions chaque jour est magnifique. Une façade blanche recouverte de faïences.
Ca y est nous sommes en Bolivie, quel bonheur¡¡¡ Le faciès des habitant est différent. Beaucoup de Mama Bolivienne, très forte en vêtements traditionnels font du commerce, la nourriture est vraiment sans hygiène, le prix des objets touristiques boliviens est très faible malgré qu’ils soient similaire á ceux du Pérou.
Première soirée á Copacabana
Nous avons rencontré deux françaises avec qui nous avons mangé et passé la soirée dans un petit bar bien agréable. Les échanges sur le voyage, ces parcours et sa philosophie sont toujours très intéressants.
Direction l’Isla Del Sol
Nous avions acheté notre billet pour aller á l’Isla Del Sol la veille (15 BS par personne) pour deux heures de trajet avec une arrivée du côté sud de l’Isla Del Sol. Nous sommes donc partis vers 8 heures. Il y a deux départs par jour : 8 heures et 13 heures. A présent, nous découvrons donc le lac Titicaca du côté Bolivien.
Nous sommes donc arrivés sur l’Isla Del Sol vers 10 heures sous un soleil très fort, un petit encas le temps que le flux de touristes présent sur le bateau s’évapore et nous voilà partis pour quatre heures de marche á travers les trois communautés qui peuplent cette île, leur droit de passage d’environs 10 BS chacun.
L’Isla Del Sol est donc une île Bolivienne située dans le lac Titicaca d’une superficie de 14,3 km2, une longueur de 9,6 kms sur 4,6 kms. C’est la plus grande île du lac qui s´appelait auparavant Titikaka et qui aurait donné son nom au lac.
Le paysage est fantastique, on se croirait en bord de mer, paysage accidenté, beaucoup de terrasses aménagées pour l’agriculture par les anciens peuples amérindiens. Jamais je n’aurais imaginé le spectacle aussi resplendissant du lac Titicaca des deux côtés Pérou et Bolivien.
Le côté péruvien du lac Titicaca est plus organisé touristiquement tandis que l’Isla Del Sol du côté Bolivien nous permet une randonnée de quelques heures dans un milieu sauvage en toute autonomie.
Ravis de la beauté du spectacle et des sites archéologiques qui se trouvent un peu partout sur l’île (la rocha sagrada), nous avons dormi dans un petit hôtel du côté nord de l’isla Del Sol, assistés au magnifique coucher du soleil et savouré une truite avec une bande de français dans la fraicheur de la soirée.
Le lendemain, nous avons redescendu l’ile durant 15 minutes direction le port pour reprendre le bateau vers 10 heures. Le cout du retour est de 20 Bs plus cher que l’allée, ils sont malins ces Boliviens.
Retour á Copacabana
Les nuits sont très fraiches, l’altitude se fait toujours un peu sentir. Nous avons dégusté une truite sur le port bordé de ses détritus. La préservation de l’environnement laisse á désirer. Une dernière nuit au bord du lac Titicaca, puis le lendemain direction La Paz.
Nous avons quitté puno, Pérou vers 10 heures 30 direction la Bolivie et la ville de Copacabana, l’autre côté du lac Titicaca et son Isla Del Sol. Nous avons donc pris un mini bus direction la frontière Bolivienne au terminal Terrestre de Puno emmené par un Taxi á cinq minutes de route. (5 Bs)
Pendant le trajet, nous avons tous était très surpris par un gros coup de frein qui a fait arrêter le mini bus á 30 cm d’un enfant tombé en vélo. Sacrée frayeur, mais aucun dégât. Certes, c’est le jour de la Toussaint mais quand même.
Soulagés, après 2h30 de bus, nous sommes arrivés á la ville frontière Péruvienne Yunguyo, le passage s’est effectué très facilement. Nous avons pris un tuctuc pendant 10 minutes pour arriver au premier poste de douane péruvien. Je dépassé mon délai normal de deux mois de dix jours, mais cela a été transparent.
Puis quelques mètres plus tard, nous nous sommes enregistrés á la douane Bolivienne pour un délai de deux mois si nous souhaitons rallonger la durée, il nous faudra nous rendre dans une grande ville. Le douanier ne peut nous donner plus de deux mois. Nous nous sommes enregistrés seuls, il continuait á discuter á l’extérieur sans grand intérêt pour les papiers que nous remplissons. Encore un peu, et nous tamponnions notre passeport nous même. Comportement qui sera d’ailleurs le reflet de nombreux boliviens.
Nous quittons Cusco « La Rome des Incas », direction notre dernière étape au Pérou avant la Bolivie : Puno et son fameux lac Titicaca. Nous partons donc vers 10 heures du matin et attrapons un bus á 10 heures 30 pour un long trajet de huit heures.
Puno
Tout s’est bien passé et agréablement, nous sommes donc arrivés vers 19 heures sur Puno où nous avons trouvé un petit hôtel sympathique á proximité de la plaza des Armas. La ville est en fête, c’est l’anniversaire de Puno que les habitants fêteront joyeusement par des danses et en vêtements traditionnels malgré qu’il pleuve des trombes d’eau depuis 17 heures. Nous partons en ville prendre un petit encas sous la musique festive mais j’ai les yeux qui brulent, un gros rhume me tiendra au lit tout la journée précédente.
A la suite de cette journée de convalescence, vers 7 heures nous décidons de rejoindre le port de Puno afin d’entreprendre une journée á explorer quelques îles du lac Titicaca. Finalement, encore un peu faiblard, nous nous laisserons séduire par la proposition de la gérante de l’hôtel de rejoindre un de ses bateaux dont il ne manquerait que deux personnes pour visiter le lac Titicaca et deux de ses îles. (40 soles) Il est vrai qu’un guide est toujours un réel apport. Nous rejoignons donc le bateau après cinq minutes de taxi á la découverte de ce fameux lac.
Visite du lac Titicaca
Le lac Titicaca est donc le plus haut lac navigable du monde á 3810 mètres sur 175 kms de long et une surface couverte de 8340 km2 et le plus grand d’Amérique du Sud. La hauteur du lac varierai autour 270 mètres de profondeur et est au centre du gigantesque bassin de l’altiplano entouré de montagnes situées á une vingtaine de kilomètres. Sa formation serait issue soit des larmes du dieu du soleil soit d’un choc de la plaque océanique qui enferma une lagune. Plus de la moitié du lac Titicaca appartient au Pérou tandis que le reste est en Bolivie. Ce lac est alimenté par plus de vingt cinq rivières.
Nous sommes donc partis vers sept heures du matin sur les eaux claires et calmes du lac où nous avons visité les îles flottantes d’Uros ainsi que l’île Taquile.
Les îles flottantes d’Uros
Après une petite demi-heure de bateau qui ne doit pas avancé á plus de 20 kms heures, nous nous arrêtons sur une des îles flottante d’Uros. Ces îles artificielles flottantes sont appelées Uros en référence au peuple qui y vivait jusqu’en 1950. Aujourd´hui, elles sont habitées pars les Amayras.
Encore une fascination que m’offre ce pays car ce sont des constructions uniques au monde au travers d’un paysage montagneux et de la longue étendue du lac. Il existerait 45 îles flottantes sur lesquelles vivraient 2000 habitants. Nous avons donc fait escale sur une de ces îles où une petite communauté indienne vit. Elle nous accueille afin de nous expliquer son mode de vie traditionnelle et nous présenter son artisanat. L’île flottante se compose d’une épaisse couche compacte de roseaux flottants sur trois mètres d’épaisseur (Tortora) dont la base immergée formée de racines emmêlées ressemble á de la terre. La couverture de Tortora est refaite plusieurs fois par an grâce á cette plante qui pousse abondamment dans le lac. En marchant dessus, nous avons l’impression de marcher sur un lit d’eau. Leur maisonnette, barques, meubles sont fabriqués en roseau dont une partie d’ailleurs est comestible. Nous l’avons gouté, c’est … indescriptible, du roseau en fait… Ces îles sont fixées á des poteaux d’eucalyptus et ne peuvent bouger.
Les habitant vivraient de pèche, commerce á Puno, et de tourisme aujourd’hui.
Fascinante visite qui nous fait revivre un mode de vie ancestral…
Isla de Taquile
Puis deux heures trente plus tard, nous rejoignons l’isla de Taquile et ses 757 familles soit environ 3500 habitants après avoir traversé en bateau le magnifique lac Titicaca surprenant de part sa paisibilité et ses nombreuses îles et montagnes alentours. Nous sommes donc á présent sur l’île de Taquile á 3950 mètres d’altitude où les efforts se font ressentir. Je reste surprise qu’il puisse y avoir autant d’îles et d’habitation sur un lac.
Cette île en forme de grosse roche aménagée fait environ 7 kms de longueur. Nous gravissons donc les sentiers surpris par cet aménagement de cultures en terrasse, ses habitations, ses communautés en vêtements traditionnels, leur artisanat classé par l’UNESCO. A travers ses petits sentiers de pierre et sablonneux, nous percevons une vue imprenable sur le lac. Malgré l’altitude, les cultures de mais, pomme de terre, haricots… sont présentes grâce á un micro climat sur l’île.
Nous dégustons une truite avec du riz au sein d’une communauté avec toujours cette vue somptueuse sur le lac, une petite démonstration de danse traditionnelle « spécial touristes » puis nous retraversons les sentiers illuminé par un soleil qui me laissera d’ailleurs de gros séquelles le soir afin de rejoindre la bateau direction trois heures de navigation avant de rejoindre Puno.
Cette journée fut bien complète et très riche de magnifiques paysages et découverte.
En rentrant, nous sommes passés á travers la place de la plaza des armas de Puno avec sa magnifique église. La ville de Puno ne me marquera pas, sauf sa petite église tout en splendeur et ses danses festives, sinon le reste des rues commerciales sans grands charmes.
Demain, nous passons en Bolivie á Copacabana, l’autre versant du lac Titicaca.
Cusco, Visite de la ville,
Cusco => Tambomachay,
Pucapucara, Q’enqo => Pisaq => Cusco
Cusco => Chinchero
=> Moray, Maras, Salinera de Maras => Ollantaytambo => Cusco
Cusco => Tipon =>
Andahuaylillas
Cusco => Santa Maria
=> Santa Teresa Hidro Electrica => Aguas Calientes => Machu Picchu
Visite du Monasterio
Santa Catalina
Après cette semaine á patienter afin qu’Aurélien se porte mieux, nous avons finalisé notre passage á Arequipa par le somptueux monastère Santa Catalina qui nous intrigué á chaque passage dans la rue Santa Catalina qui mène á l’hôtel.
L’entrée est tout de même couteuse (30 soles) de plus pour ne pas faire les choses á moitié nous avons pris une petite guide péruvienne (20 soles) qui nous a décrit pendant une heure les différentes parties du couvent, le mode de vie des nones…
Nous avons donc passé une bonne partie de l’après midi á explorer ce monastère implanté en plein centre de la ville dans le centre historique caché derrière un mur blanc, haut, épais et plutôt austère en finissant par une petite sieste au soleil et un petit bouquin pour ma part sur une petite terrasse avec vue sur la ville.
Description
Ce couvent a donc été fondé en 1579 par une riche veuve et serait l’unique au monde á accueillir des héritières de grandes familles espagnoles qui y rentrer comme religieuse en échange d’une dot conséquence. A priori, il était difficile pour chaque enfant d’une famille aisée de rencontrer un bon parti par conséquent il était bien vu que l’une des filles se convertissent en « religieuse ». Elles ne pouvaient normalement sortir qu’une seule fois par mois accompagnées, communiquer avec leurs proches á travers un parloir barreaudé par des séparations en bois. (Officiellement). Ce couvent est une véritable ville dans la ville, ses rues, ses places, ses parties communes, ses jardins, ses cloîtres.
Mode de vie
Ces religieuses de luxes pouvaient avoir jusqu’á quatre servantes, un appartement particulier avec des tableaux, cuisine et possessions tandis qu’elles offraient á leurs servantes une pièce particulière. Les religieuses ne pouvaient pas travailler á l’extérieur mais elles envoyer parfois leurs servantes faire du commerce ou encore effectuer des commandes en tout genre pour leurs propres besoins afin d’organiser des réceptions ou encore de recevoir dans leurs appartements. Elles bénéficiaient d’une vie plutôt aisée sur le plan de la nourriture et des activités pour l’époque.
La fin de leurs privilèges arriva vers 1870. Le pape mit fin á leur vie privée et á leurs cellule de luxe. Les religieuses contre toute attente et fort peu enjouées pour certaines rejoignirent la vie communautaire et les dortoirs.
Lors de notre visite, seule une petite partie était encore habitait par des religieuses, la plus grande partie étant ouverte á la visite.
Architecture
Le monastère se caractérise par une architecture massive aussi bien á l’intérieur qu’á l’extérieur et lui donne un style de forteresse. Tons bleus et orange pour adoucir l’ensemble. Il s’étend sur deux hectares avec ses rues, ses maisons, ses potagers, ses cloîtres, chapelles et églises qui ont contenus jusqu’á 500 habitants.
Cloitre composé de fresques comptant les Lituanies, les différentes phases de l’âme en état de péché jusqu’á l’état de grâce final. Des cellules civiles (autel, chambre, cuisine.). Salle de veillées funèbres, portraits de religieuses importantes. Quartiers curieux d’habitations de couleurs rouges. Ces couleurs et architectures apparaissent comme un mélange á la fois espagnol et indien.
Au fond, un lavoir á l’extérieur composé de grandes demi-jarres pour laver et évacuer l’eau, le cimetière… L’ancêtre de la machine á laver, la pierre á filtrer l’eau, immenses cuisines assombries par la fumée, les fontaines et bains douche des s½urs (elles se lavaient très peu, les bains étaient surtout pris par les servantes en raison de leurs nombreuses activités journalières), le réfectoire.
La religieuse Ana de Los
Angeles Monteagudo
Finalement, la cellule d’Ana de Los Angeles Monteagudo, béatifiée en 1985 par Jean II, soit 300 ans après sa mort.
Grand cloître final
La visite se finalise par un grand cloitre orné de fresques sur la vie du Christ, de l’église, confessionnal, le dortoir communautaire et de nombreuses toiles des XVIe et XVIIe siècle.
Trajet de la visite
1) Le parloir (long couloir sombre et austère)
2) Patio du silence aux murs colorés d’un orange éclatant
3) Noviciat avec sa cour intérieure ornée d’arbres et de fleurs et entouré de chambres de novices et d’une chapelle aux murs blancs grisâtre (pierre de Tuf de lave non coloré)
4) Le cloître des Orangers d’un bleu éclatant
5) Maisons oranges (servant á l’artisanat ou au logement)
6) Petit villages aux murs ocre et rouges
7) Lavoirs, jardins, fontaines
8) Panorama sur le monastère
9) Galerie de peinture sous le cloître majeur orangé
10) Eglise Santa Catalina mélange de styles baroques et mudéjar
11) Pinacothèque dans les anciens dortoirs
Cette visite fut très instructive et permet de s’éloigner du bruit et de l’activité de la ville, cette petite ville protégée á l’intérieure de la ville est impressionnante et donne l’impression d’un monde á part où ont vécu des femmes assez libre sous le couvert de la religion et le titre de « religieuses privilégiées ». L’ensemble du couvent donne accès á des terrasses inaccessible car elles donneraient une vue sur la partie encore active du couvent.
Nous avons donc finalisé notre présence á Arequipa par cette visite. Ce soir direction Cuzco après une nuit de bus.
Le cañon Del Colca se situe á 180 kms d’Arequipa soit environ 6 heures de route. Nous sommes donc partis vers trois heures du matin, pour six heures de route jusqu’á Canaconde : lieu de démarrage du treck. La route traverse une pampa désertique de haute altitude où l’on peu observer les volcans apparaissant dans la clarté du ciel bleu. Juste un peu avant le démarrage, nous nous sommes arrêtés á la Cruz Del Condor qui en fait un point de vue pour observer les condors se logeant dans le canon á l’écart des petits villages et qui dés les premiers rayons du soleil se mettent á tourbillonner. J’ai pu en apercevoir six dans ces paysages magnifiques montagneux et arides. Petit déjeuner au village de Chivay où nous nous arrêterons au retour pour profiter des piscines thermales.
Puis démarrage du treck pour trois heures de descente jusqu’au petit village de San Juan De Chucco où nous nous restaurons et avons toute l’après midi pour flâner, lire et discuter. Je suis en compagnie d’anglais, un péruvien et deux français qui commencent leur voyage. L’après midi est ensoleillé et agréable, la descente un peu rude s’est bien passé. (2 heures puis une demi-heure de montée et de plat) Petit repas le soir puis une bonne nuit de sommeil. Les deux français avaient dans leur chambre un petit scorpion de la taille d’une araignée apparemment inoffensif mais c’est toujours surprenant.
Le lendemain, nous traversons les villages de Cosnirhua et Tapay durant trois heures avec une petite dégustation de chicha et de fruits de cactus (goût amer citronné), un petit musée des traditions locales, nous observons quelques lamas, les terrasses bordant les flancs des montagnes construites de manière ingénieuse afin d’optimiser l’irrigation provenant du glacier et d’arroser l’ensemble des cultures puis descente vers l’oasis. En effet, du haut de la montagne aride, dont l’eau du glacier approvisionne la vallée, on aperçoit un petit paradis vers en bas du cañon d’où des piscines d’un bleu ressorte. Petite descente un peu rude et nous voila dans la piscine á profiter de ce petit paradis pour l’après midi. La soirée est un peu fraiche mais très agréable. Petit repas et direction une bonne nuit de sommeil car demain, levé á 4 heures du matin pour la remontée du cañon. 1200 mètres de dénivelé que de la montée.
Départ donc vers 5 heures afin d’éviter la chaleur, pour l’ascension qui me surprendra positivement puisque je l’ai effectué en 3 heures tranquillement mais sans difficultés. Et nous voilà au sommet, fier de notre ascension avec toujours une vue magnifique sur les montagnes et le soleil qui se lève.
Le treck fini, nous nous dirigeons donc vers Arequipa avec quelques arrêt avec des vues splendides sur les alentours, arrêt au col de Patapampa où la fraicheur nous surprend (4800 m d’altitude) avec une vue sur les différents volcans ainsi que l’amoncellement de pierres destinées aux divinités « les apachetas », arrêts á des petits villages traditionnels et leur artisanat pour un retour vers 17 heures á Arequipa après trois jours de nature intense. Quelle splendeur !!!
Nous sommes bien arrivés vers 3 heures 30 du matin á trois. Nous avons pris un taxi direction l’auberge Santa Catalina. Bien évidemment, le conducteur de taxi a essayé de nous montrer d’autres hôtels où il était commissionné en prétextant que la rue Santa Catalina était dangereuse. Il n’en est rien.
Une bonne nuit de repos, puis quelques jours passés á Arequipa jusqu’á l’arrivée d’Aurélien qui vient de revenir normalement guéri á Quito. Il lui faut maintenant traverser l’équateur et le Pérou pour arriver á me rejoindre au sud, á Arequipa. Ca prendra bien une semaine avec les bus et les arrêts. Je patiente donc en bouquinant, quelques sorties avec des couples de français et des péruviens.
Visite
d’Arequipa
Arequipa est une jolie
ville construite en sillar (roche volcanique), mélange de l’½uvre admirable des
maîtres coloniaux et des maçons « criollos » et indiens. Cela se perçoit
dans ses murs robustes, ses arcades et ses voutes, ses cours, ses espaces
ouverts ainsi que dans la décoration baroque de ses façades.
Cette villa qui se situe
dans une vallée intensivement cultivée par les communautés préhispaniques a été
fondée en 1540 par des conquistadors espagnols.
Certes cela reste une ville bruyante avec les camions poubelles musicaux ou encore les klaxons intempestifs. Mais cette ville reste agréable. Arequipa est á la fois moderne et historique. Cette ville se situe á 2300 mètres d’altitude avec dix mois d’ensoleillement par an et le climat y est plus qu’agréable. C’est aussi la ville natale du grand écrivain péruvien Mario Vargas Llosa.
Centre
historique d’Arequipa
Selon l’Unesco, l’architecture
ornementée du centre historique d’Arequipa illustre la fusion créative des
caractéristiques européennes et autochtones caractérisée par les conditions
naturelles, les influences indigènes, la conquête et l’évangélisation.
Je me suis donc baladée á
travers les petites rues possédant de nombreux antiquaires. Une grande partie
de ses bâtisses sont construite en pierre de lave blanche d’où son surnom
« la ville blanche ». Sur la terrasse de mon hôtel, j’aperçois le
Misti (énorme volcan inactif au sommet enneigé) ainsi que le Chachani. Je me
suis donc baladée á travers la magnifique plaza des armas surplombée par une
magnifique cathédrale, petite visite dans un sanctuaire et prochainement visite
du Monasterio Santa Catalina qui malgré son prix serait incroyable. (Petite
ville á l’intérieur d’une ville), puis petite escapade au marché qui est très
grand et très bien agencé. Il regorge de fruits, viandes, charcuteries,
produits made in China… J’y achète donc mes provisions pour le treck du cañon
del Coca (fromage…).
Afin d’entrecouper mon
séjour á Arequipa dans l’attente de l’arrivée d’Aurélien, direction un petit
treck de trois jours au canon Del Coca. C’est un peu l’excursion clé d’Arequipa
mais nous sommes en basse saison je devrais être plus ou moins tranquille. (Voir post Cañon del Coca)
Aurélien est bien arrivé en pleine nuit, belle surprise car il aura été très rapide á me rejoindre de Quito á Arequipa. Nous nous sommes donc baladés la journée dans Arequipa, puis session marché où nous avons rencontré un français de 70 ans qui nous a conseillé sur le fromage, une petite bière brune de Cuzco (elle est délicieuse) puis le soir un petit restaurant pour fêter les retrouvailles. Au menu, Cuy pour Aurélien (cochon d’inde au gout de cuisse de grenouille) et Alpaga pour ma part (viande très forte) arrosé d’un petit vin rouge du Pérou qui ne vaut pas le vin français et quelques verres de Pisco. La nuit a été mouvementée, médecin d’urgence pour Aurélien. Ca doit être l’effet Pisco… Prochaine étape Cuzco et le fameux Machu Picchu.
Durant mon trajet, de Ica á Nazca, j’ai rencontré un couple de français avec qui je me suis arrêtés á 30 kms de Nazca au mirador afin d’observer les lignes. Il est bien sûr bien plus intéressant de les parcourir par avion. (Environ 60 dollars).
Ce mirador était très surprenant puisqu’au final c’est une sorte d’échafaudage en fer d’une dizaine de mètres de hauteur sur la panaméricaine au sein d’un énorme plateau désertique, pampa aride avec un peu d’artisanat á ses pieds.
De là, après avoir donné au gardien un pécule de 2 soles et lui avoir confié nos sacs, nous montons au sommet du mirador d’où nous apercevons trois figures : une main, un lézard coupé en deux par la panaméricaine ainsi qu’un arbre. J’ai été surprise car ces figures me sont apparues plutôt petites mais cela reste incroyable.
Il existe différentes versions concernant l’apparition des lignes de Nazca. La découverte de ces étranges figures date de 1927. Ce sont des motifs gigantesques gravés dans la terre ou dans la roche allant d’une profondeur de 10 á 30 cm et parfois une largeur pouvant atteindre 3 mètres á travers le désert même de Nazca datant de l’an 300 á l’an 900.
Ces dessins représentent des formes géométriques ou encore des animaux et franchissent des ravins, des collines en conservant la rectitude de leurs lignes. On dénombre prés de 18 animaux dont un célèbre colibri qui fait 60 mètres de large.
Différentes théories existent tel un calendrier astronomique (Maria Reich), copies de figures formées par les étoiles afin d’enregistrer le mouvement exact des astres, les lignes auraient pour fonction de repérer les alignements du soleil, de la lune et d’une sélection d’étoiles afin de mesurer les saisons, ou encore des veines hydrauliques souterraines repérer par des anciens á l’aide de baguettes de sorcier. Je vous passe les théories extraterrestres.
Quelques peu émerveillés, nous avons quitté le désert et sa chaleur torride en attrapant le bus suivant. Puis visite succincte de Nazca et de sa plaza des armas central pour reprendre un bus quelques heures plus tard direction Arekipa. Nous avons donc pris le bus vers 17 heures pour arriver á Arekipa á 3h30 du matin. (40 soles). En général, j’évite d’arriver en pleine nuit dans une grande ville mais le tarif était plus intéressant et á trois, c’est davantage sécurisé.
Visite de la fabrique de Pisco
Dés 9 heures, direction la fabrique très traditionnelle de Pisco « El Catador », á quinze minutes en taxi de la laguna de Huacachina. (10 soles). Ce sommelier se situe avec quelques autres sur la panaméricaine (kms 292). Le Pisco est une alliance des vignes européennes et les terres de la côte sud péruvienne mêlant ensoleillement et les anciens potiers créateurs de jarres dans laquelle vieillie l’eau de vie.
De là, j’ai effectué une petite visite des caves et des différentes étapes de fabrication selon les types de vins en compagnie de Eusario. Cette cave à plus de 100 ans d’âge et conserve sont mode artisanal. Presse de 150 ans d’âge, jarres en terre cuite de différentes tailles utilisées pour la fermentation du vin, bassins de fermentation, lieu du pressage du raisin effectué en mars. Le Pisco est de couleur transparente sans odeur maintenu á 42 degrés, il est le produit de la distillation du mout sans addition.
Lors des vendanges, le rituel traditionnel de la préparation du Pisco consiste cueillir soigneusement les grappes de raisin, puis pressurage du raisin au pressoir par une danse á pieds nus pour presser le raison. Un canal amène le mout qui s’écoule par un robinet vers les jarres d’argiles « Piscos » conservé 14 jours pour sa fermentation. Enfin, le mout est distillé dans les classiques alambiques á l’alcool vers les jarres d’argiles pour l’embouteillage.
Puis, nous sommes passés dans une grande salle afin de déguster les différents types de Pisco selon leurs saveurs :
Vins rose, blanc, rouge (vignobles), Fina créma con Pisco, Pisco Sour (aromatisé au citron), Pisco pure torontel, Pisco pure Queranta (Pisco plus doux, produit á partir de variétés de vignes tel le Queranta).
Mon coup de c½ur sera pour le Fina créma con Pisco qui a un petit air de bélaise.
Le Pisco est donc la boisson nationale du Pérou d’ailleurs il y a une mésentente á ce sujet avec le Chili qui revendique le nom. (Un désaccord parmi tant d’autres). Comme de nombreuses traditions péruviennes, le Pisco réunit l’influence andine et l’influence espagnole. Son nom proviendrait d’une vallée du sud du Pérou caractérisé par une grande diversité d’oiseaux, (piscuu est un petit oiseau en quechua).
A la suite de cette dégustation, nous avons apprécié une petite spécialité péruvienne avant nos adieux. Je me dirige donc á présent vers Arekipa avec un passage éclair á Nazca pour apercevoir ses fameuses lignes. De la laguna, j’ai donc pris un bus lundi matin vers 11 heures pour arriver vers Nazca 3 heures plus tard. (20 soles).
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Islas Ballestas de la réserve naturelle de Paracas
Le lendemain, direction les Islas Ballestas dans la réserve naturelle de Paracas. La veille, je suis passée par une agence pour l’organisation. (50 soles, la matinée). Nous sommes donc partis vers 6h30 du matin pour une heure de route jusqu’au départ des bateaux. Puis, direction la isla de Ballestas pour une heure de bateau A/R puis une heure á observer la faune perchée sur les roches de l´´ile.
Incroyable, des milliers d’oiseaux sont perchés sur les roches de diverses espèces (Pélicans, pinguins), des otaries se prélassent, la beauté des roches sortant de l’eau. Vision spectaculaire d’un écosystème incroyable. Ca y est, j’ai vu mes premiers pinguins. En se rapprochant des roches avec le bateau, l’odeur des chiures de moineau est très forte d’ailleurs ma voisine s’est pris des projectiles. Contre toute attente, il y a en face de cette île suspendu sur un rocher, une usine de chiures de moineau. Et oui, ramasseur de chiures d’oiseaux est un métier. Le but est d’empaqueter le guano pour l’envoyer chez les principaux importateurs américains afin de l’utiliser comme fertilisant pour la terre. Incroyable. Enfin, en Equateur, á proximité de l’isla de la Plata, c’était les crottes de chèvres qui étaient commercialisées pour servir d’engrais á des arbres en voie d’extinction.
De plus, sur la route en bateau en allant rejoindre les islas Ballestas, j’ai pu admirer un gigantesque et magnifique Candélabre, tracé sur la falaise. Ce géoglyphe de 200 mètres de haut et de 60 mètres de large représenterait selon des scientifiques la constellation de la croix du sud et daterait du début des 19 e siècles. D’autres théories existent bien sur : phénomène surnaturel, cactus San Pedro… Finalement, á la suite petite visite du port de pèche de Paracas et de son artisanat avant un retour vers la laguna Huacachina.
Arrivée á la station de bus d’Ayacucho, j’ai rencontré un pédiatre d’une soixantaine d’année, fasciné par la France. Nous avons fortement sympathisé. Coïncidence, il se trouvait á côté de mois dans le bus. Nous avons discuté de la France, de son métier, du Pérou. Eusario parle un peu français. Grace á lui, après une nuit dans le bus et une arrivée á Ica vers 5h00 du matin, j’ai pu rejoindre mon hôtel en toute sécurité.
ICA
ICA me fait penser á Dehli, sale et très peuplé. Les rues sont submergées de Tuc Tucs (Taxi mobylette d’ailleurs en provenance des Indes), environ 10 000 se bataillent les rues pour une population de 162 000 habitants. Impressionnant. Je ne me sens pas spécialement en sécurité á Ica, d’ailleurs Eusario m’a bien souligné le danger.
Session Radio á ICA
Le matin même, après quelques heures de sommeil, il est venu me chercher car chaque dimanche matin de 10 heures á 12 heures, il anime la radio d’ICA en compagnie de deux autres speakers et de la personne qui gère la musique. J’ai donc participé á l’émission de radio péruvienne. Eusario et ses collègues ont présenté mon voyage et mes projets á venir, j’ai parlé en espagnol sous la tutelle d’Eusario. C’était extrêmement sympathique. J’étais déjà passé á la radio en Belgique pour un jeu á nouvel an avec un pistolet laser en cadeau. De 10 heures á 12 heures, Eusario présente donc différentes entreprises environnantes et surtout les chansons du Pérou caractérisant chaque région. C’était une très bonne expérience.
Famille Eusario
Puis, nous sommes paris vers 12h00 en taxi direction la famille d’Eusario, chez sa maman de 70 ans, son frère (un artiste peintre), sa s½ur et ses enfants. Sa mère nous attendait pour le repas du dimanche. J’ai passé un très agréable moment. Son frère après m’avoir présenté ses peintures et sculptures, a effectué un magnifique portrait de moi. Eusario m’a fait voir ses photos de jeunesse et de paris. Puis, á la suite, la cena et je suis rentrée á mon d’Ica.
La Laguna Huacachina
Le lendemain, j’ai filé d’Ica avec mon gros sac dans un taxi á 10 minutes (5 soles) direction la laguna de Huacachina. Et me voilá arrivée au bord de cet oasis. La laguna de Huacachina est un petit site complètement artificiel en plein milieu du désert et de dunes géantes. Tout y est sécurisé, les hôtels bordent la petite lagune entourée de dunes géantes. Les activités principales sont : pédalo sur la lagune, Boogie et sandboard dans les dunes, ballade au mirador, départ pour les islas Ballestas et la réserve naturelle Paracas, visite des fabriques de Pisco alentours. En effet, Ica est réputé dans tout le Pérou pour son vin et le Pisco.
J’arrive donc dans ce paradis artificiel vers 13 heures, stupéfaite du contraste entre la pollution d’Ica et ce petit oasis au milieu de nulle part où chaque hôtel possède une piscine et la vue sur la lagune. J’ai donc trouvé une petite chambre avec piscine et vue sur l’oasis. Incroyable.
Le lendemain midi, je suis repartie manger chez Eusario afin de rencontrer sa s½ur, sa fille et son petit fils. Le repas était délicieux, du Pisco en digestif. Eusario m’a fait une sélection de musique et j’ai découvert ses méthodes pour apprendre le français. Cette méthode est incroyable, moi même j’apprenais sur la France certains stéréotype parfait. Eusario a joué un peu de saxophone. Quelques heures superbes…
Me voila donc á Ayacucho vers sept heures du matin, la personne qui décharge les bagages me privilégie et me passe directement mon bagage avant la longue queue d’attente des péruviens. C’est un peu gênant. Puis, alors que j’allais prendre un taxi direction le centre. Je décide de faire confiance á une femme qui m’emmène á son hôtel. Et me voilà á Ayacucho, dans une petite chambre plutôt agréable. Dans l’hôtel loge quelques péruviens…
Ayacucho
Ayacucho est une des plus anciennes villes du pays avec ses 37 églises, ses sites archéologiques aux alentours. Elle se situe dans une vallée á 2750 mètres d’altitude et constitue une fierté pour les péruviens car le General sucre y remportera une victoire d´´décisive en 1825 sur les royalistes et les espagnols pour l’indépendance du pays. C’est aussi le lieu où a été crée le groupe terroriste nomme les sentiers lumineux. (Nombreuses attaques armées, enlèvements et narcotrafic).
Je reste donc quelques jours á Ayacucho, dans cette petite ville aux quelques grandes rues piétonnes, petits stands, artisanat, une plaza des armas magnifique. En effet, une cathédrale et une église ornent la place. De plus, chaque jour j’aperçois des défilés fanfaronnant en musique autour de la place et dans les rues. Je me lierai d’amitié avec une péruvienne d’un petit café. Les péruviens á Ayacucho sont agréables ainsi que la ville mais j’aurais l’impression d’être une des rares touristes étrangères.
Il y a quelques circuits intéressant á effectué á Ayacucho :
(4 circuits dont 2 au nord et 2 au sud)
- Au Nord :
o - Wari => Quinua => Pampa de Ayacucho (33 kms)
o - Chacco => Pikimachay => Huanta (48 kms)
- Au Sud :
o - Condorccocha => Vilcashuaman (133 kms)
-Condorccocha => Cangallo (100 kms)
Boucle Wari á la Pampa de Quinua
J’effectuerai la boucle Wari => Quinua => Pampa de Ayacucho (33 kms) en compagnie de Pédiatres péruviens de Lima qui ont actuellement un congrès de pédiatrie á Ayacucho. Nous discuterons alors de voyages, de la culture et politique péruvienne tout en visitant le site archéologique de Wari qui est une cité précolombienne enterré en construction de pierres non taillées de l’empire Wari du 6e au 12e siècles, l’artisanat de Quinua (petit village de céramistes de la vallée qui conservent les traditions ancestrales) ainsi que la pampa de Quinua dans montagnes et dominée par un monument symbolisant la bataille d’Ayacucho qui mis fin á trois siècles de colonialisme espagnol.
Après ces quelques jours passés á Ayacucho me voilá reparties direction Ica prés de la côte vers le sud afin d’aller y admirer la faune et flore de la réserve naturelle de Paracas et les islas Ballestas ainsi que la lagune de Huacachina dans le désert á 10 minutes d’ICA. Je prendrais donc un bus vers 22 heures au terminal de bus nord d’Ayacucho pour 8 heures de trajet de nuit. A l’origine, mon souhait était de continuer la route vers Cuzco mais cela représente 20 heures de piste et des changements de bus.
Je privilégie donc la boucle Sud où les routes sont plus sécurisée et plus rapide, soit Ayacucho => Ica => Nazca => Arequipa => Cuzco => Puno puis passage en Bolivie vers la Paz. Souvent, les chemins paraissant logique sur des cartes sont faussés par la présence de piste ainsi que les traversées des montagnes. Il faut croiser les informations avec les durées de bus.
Je souhaitais faire un séjour dans l’Amazonie du côté d’Iquitos mais la boucle s’avérait longue et périlleuse (quatre journée successive de bus de Huaraz á Pucallpa en passant par Huánuco, et Tingo Maria. Puis cinq jours de bateau pour remonter á Iquitos, et le même pour le retour en solo). Je reporte donc mon excursion en Amazonie pour l’effectuer probablement vers Puerto Maldonado ou encore en Bolivie.
Par conséquent, je poursuis mon trajet vers le sud du Pérou. Je me dirige donc vers Casma où je souhaite rejoindre la station balnéaire Tortugas puis effectuer le site archéologique de Sechin á sept kilomètres de Casma.
Avant de partir de Huaraz, la charmante s½ur du propriétaire et une de ses amies m’ont accompagné á 15 minutes de là vers une agence de bus afin de rejoindre Casma á cinq de route. En effet, je n’emprunte pas le chemin courant des voyageurs qui habituellement partent en masse de Huaraz rejoindre Lima par le bus de nuit.
Cinq heures de bus plus tard, j’arrive donc ´´a Casma en compagnie d’une petite anglaise que je laisserai pour essayer de rejoindre la station balnéaire de Tortugas en bord de mer. Une habitante de Casma á qui je demandais des renseignements m’accompagne donc vers les combis mais les départs sont finis. Puis, elle m’emmène vers un hôtel tranquille et non dangereux selon eux. Lorsque je croise des péruviens, ils arrivent á m’apeurer car ils sont très effrayés de la sécurité et ne cesse de me mettre en garde. J’ai l’impression que par leurs nombreuses expériences malheureuses, ils diabolisent leur pays.
Je pose mes affaires á l’hôtel puis je m’oriente vers la place pour aller manger un morceau. Un couple d’une cinquantaine d’année tenant une tienda m’accueille chaleureusement et encore une fois j’ai des explications sur la montée de la délinquance á Casma en raison de l’arrivée des populations pauvres vers la ville. Puis, un petit donuts á un petit étalage en bord de route et là une femme me remet en garde et insiste même á dire que mon hôtel est dangereux.
Casma
Casma est une petite ville sans trop d’intérêt et les habitants ont eu raison de moi. Une nuit passé á l’hôtel en toute tranquillité et je décide de filer vers Ayacucho plus dans les terres avec ses 40 églises et sur la direction de Cuzco que je souhaite atteindre par la suite.
Le matin même après un petit almuerzo, je rejoins donc une agence de bus afin de rejoindre Lima (7 heures de bus) puis Ayacucho (9 heures de bus). Je patiente donc dans l’agence aux côtés d’une femme chanteuse dans un groupe de musique péruvien. Nous discutons puis elle en vient á m’expliquer les dangers. (Arfff). Dans le voyage, la protection principale est l’instinct. Si parfois la peur s’éveille pour des raisons comme la solitude, les mises en garde, la fatigue et nous envahi malgré tout, il faut voyager un peu avec elle.
Sept heures de bus plus tard, j’arrive donc dans le gigantesque terminal de bus de Lima (Terminal Del Norte). Je prendrais donc un bus de nuit direction Ayacucho qui part vers 22 heures. (Une heure á patienter). Les nombreux voyageurs que j’ai croisait n’ont pas vraiment apprécié Lima en raison de la brume continuelle car Lima vit six mois par an sous une Chappe de plomb. De plus, je ne détecte aucune visite spectaculaire par conséquent ´´étant donné que les grosses villes ne m’attirent pas, je n’effectuerai pas d’arrêt á Lima même si certains locaux me prône encore parfois l’intérêt de Lima. Sans regret.
Et me voilà partie pour une nuit dans le bus direction Ayacucho. Ma visite de Casma aura été succincte mais je laisse place á mes intuitions. De plus, il n’y a aucun étranger qui passe par cette ville par conséquent j’attirai tous les regards mais je n’ai pas souhaité attirer les mauvaises personnes.
Huaraz, Les ruinas de Willcahuan, Les sources d’eaux chaudes naturelles de Monterrey
Je quitte donc les vagues tourmentées de Huanchaco direction la cordillère de Huaraz. Départ vers 19 heures en taxi en compagnie de Rebecca, une anglaise, pour Trujillo afin de rejoindre le terminal de notre compagnie de bus. (Taxi á 15 soles), puis bus de nuit avec Línea pour douze heures de trajets. Nous quittons le taxi qui essaye de demander plus que son dû, pourquoi ne pas essayer avec deux gringuettes inoffensives. Le trajet a été quelque peu inconfortable encore plus pour Rebecca qui se trouvait á côté d’un bébé dynamique.
Puis nous sommes arrivées vers sept heures du matin á Huaraz dans un cadre ensoleillé, magnifique, entouré de montagnes aussi bien arides que enneigées direction le petite Hôtel Caroline, un peu excentré du centre ville. De là un homme courait dans tout les sens pour nous trouver un hôtel où il est commissionné, nous avons réussi á le semer lorsqu’il continuer á s’agiter pour nous trouver un taxi. Gentillesse ou intérêt, je vous laisse deviner, nous n’avons pas pu l’aider á commencer sa journée de manière enrichissante financièrement.
Huaraz regorge de places á visiter, de treks, de lagunes… Cette petite ville se situe á 3090 mètres, entre la cordillère blanche et la cordillère noire. Ces dominations différentes proviennent pour la cordillère blanche de ses sommets enneigés toute l’année tandis que la cordillère noire moins élevée conserve des couleurs naturelles plus sombre. Un petit air de Katmandou…
La cordillère nord du Pérou comprend deux sites inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco : le parc national Huascaran ainsi que le site archéologique de Chavin de Huantar.
Arrivée donc le matin même á l’hôtel Caroline en dortoirs (15 soles), petit déjeuner sur la terrasse qui regorge de français en vacances puis direction les Ruinas de Willcahuan en compagnie de français. Vivement que le petit canard soit guéri, il y en encore pleins de belles choses á admirer.
Les ruinas de Willcahuan se situe á 8 kms de Huaraz et sont des pyramides construites de gros blocs de pierre et appartenant á la civilisation Wari des 10 e siècles.
Nous traversons donc la ville, puis direction la colline dominant Huaraz, passons á travers des routes de terre où les villageois sont extrêmement accueillants par le village de Huanchhac avec des vues surprenantes sur les montagnes environnantes.
Nous arrivons donc sur les ruines composées d’une pyramide de la civilisation Wari du 10e siècles avec quelques galeries intérieures dont les voûtes sont soutenues par de larges pierres. Puis tout d’un coup, c’est l’affolement les taureaux rentrent des montagnes, c’est dangereux, il faut les laisser passer et se mettre á l’abri.
Finalement, nous empruntons le même chemin pour le retour car la boucle pour atteindre les bains thermaux et déconseillée. Une fête se prépare dans les villages, des caisses de bières s’empilent, des feux d’artifices explosent de toute part malgré le plein soleil.
Les sources d’eaux chaudes de Monterrey : De retour des ruines, nous nous dirigeons par combis (mini bus collectif du Pérou) á 7 kms pour les bains thermaux. (Entrée 3 soles) : Et me voilà dans la piscine chaude, couleur jaunâtre donnée par le souffre par contre le vent á l’extérieur était extrêmement frais.
Puis retour á l´hôtel pour une petite douche afin d’évincer certaines bactéries et autres petits animaux de compagnie proliférant dans les eaux chaudes et un bon petit plat péruvien. Hum forcément á base de riz…
La lagune 69
Le lendemain : direction La lagune 69, petit lac bleu turquoise á 4750 mètres d’altitude, au pied du Chacraraju (6112 mètres) dans la vallée Llanganuco.
Nous partons donc vers sept heures du matin, après un petit déjeuner composé d’avoine et de yaourt á la fraise direction les combis pour une heure de route. (5 soles).
Ensuite, nous partageons un taxi (15 soles) pour monter jusqu’au démarrage du trek. (Á peu prés une heure de taxi) qui nous fait passer tout d’abord par une première lagune puis nous sommes au pied de la montagne pour atteindre la seconde lagune spectaculaire).
3 heures 30 de montée pour admirer la lagune où la neige et le froid nous accompagnent. Après la vision spectaculaire d’une lagune bleue turquoise entourée de glaciers et un petit sandwich, la redescente prendra 1 heure 30 au pas de course afin de fuir le froid. Sur la route, nous croisons un veau mort dans un ruisseau avec les fesses mangées par je ne sais quel animal. En prévenant les locaux de cela, ils nous informerons quelques peu éméchés que ce doit être un guépard qui l’a dévoré. Hum, un peu sceptique tout de même. A notre retour, le taxi est présent et me voilà de retour de ces paysages magnifiques et de cette bonne mise en jambe.
Trek de Santa Cruz en solo
Deux jours et quelques préparatifs après direction le Trek de Santa Helena sans agence. Quatre jours de randonnée pour 60 kms avec un sommet au col de Punta Union á 4750 mètres. L’intérêt de ce trek est d’apprécier une des parties la plus spectaculaire de la cordillère blanche avec ses lacs, rivières, cascades, torrents, oiseaux, arbres sans écorces qui ne poussent qu’au dessus de 3000 mètres. Cet ensemble resplendissant entouré de glaciers et montagnes de plus de 6000 mètres. D’ailleurs souvenez vous de la montagne du Paramount dont le logo est un sommet entouré d’étoiles, c’est bien celui de la montagne Artesonraju présente de toute sa splendeur dans ce trek.
Je suis donc passé á l’office du tourisme qui m’a déconseillé de le faire en solo puis á l’agence Montrek qui m’a vendu son produit avec un plan très détaillé. Parfait pour m’orienter de plus je sais parfaitement que de nombreux groupes font ce circuit, il me sera donc aisé de les approcher afin de dormir en sécurité.
Matériel :
Il me manque la tente et le réchaud que j’ai loué aisément. Sinon duvet á -10°, tapis de sol, vêtements chauds, purificateur d’eau car il a beaucoup de pâturage et nourriture.
-La tente se loue á 12 soles par jour ;
-Le bruleur tempête á vis se loue á 4 soles par jour + une petite bouteille de gaz á 14 soles ;
- Nourriture (fruits secs, pains, fromages, fruits, noddles, café, Mate de Coca, céréales, avoine, riz, sauce tomate…
- Le ticket Aventura est de 65 soles pour un mois et donne accès á l’ensemble des sites appartenant au parc national Huascaran (Obligatoire pour le trek de Santa Cruz)
Et c’est parti pour l’aventure avec certes une vingtaine de kilos sur le dos.
Départ á six heures de Huaraz, direction le démarrage du trek. Il y a en tout quatre heures de trajets : Huaraz => Yungay (une heure de combis á 5 soles) => puis 62 kms de piste pour rejoindre Vaqueria. (Deux heures trente).
Malheureusement, arrivée á Yungay vers 8heures 20, c’est á dire 20 minutes de retard, il n’y avait plus de départ dans la matinée pour rejoindre le démarrage du trek. Le prochain était á 13 heures, bien trop tard où alors il restait toujours les vaillants taxis á 120 soles. (Une fortune)
Finalement, un bus d’agence se préparait á démarrer et il lui restait une place pour 25 soles au lieu de 15 soles en combis. Et me voilà, incrustée au sein de ce petit groupe qui au final me tiendra compagnie pour le reste du trek de prés pour les nuits dans le campement et de loin pour les marches du jour. Je conserve ma tranquillité et la sécurité.
1er jour : De Vaqueria au campement de Huecrocha (11 kms)
Relativement en descente, campement á 3500 mètres, et nuits très fraiches. A peu prés, trois heures de marche.
2e jour : De Huecrocha au campement de Taullipampa (20 kms)
Trois heures de montée pour atteindre le col de Punta Union (4750 mètres) puis environ trois heures de descente et de plateaux.
3e jour : Du campement de Taullipampa au campement de l’Amacoral (20 kms)
Quatre de marche, journée extraordinaire et agréable á travers des vues splendides de glaciers et lacs. La nuit en tente est moins fraîche que les précédentes.
4e jour : Du campement de l’Amacoral á Cashapampa (9 kms)
Deux heures trente de marche afin de rejoindre la ville de Cashapampa situé á 2900 mètres. Les bus des agences attendent leur groupe. Pour ma part, je filerais dans un taxi pour 10 soles et une de descente et de piste où nous finirons et oui tout est possible á 12 personnes dans la voiture. (Trois devant, quatre á l’arrière et quatre dans le coffre). Puis après une heure de route jusqu’á Carraz. Deux heures de combis jusqu’á Huaraz. Une bonne petite douche, un bon petit repas et me voilà pour la soirée en compagnie d’un couple de Chti dont l´homme et journaliste sportif pour la Voix du Nord. Une bonne nuit de sommeil suivit…
Derniers jours á Huaraz
Le lendemain, je quitte l´hôtel Caroline pour l’hôtel Andescamp afin de retrouver quelques jours plus tard Marie une française que nous avions rencontré en Colombie et pour profiter de la Wifi qui manque au premier hôtel. L´hôtel Andescamp est une sorte de cage á lapins sans fenêtre et sectaire. J’y resterai tout de même quelques jours, le temps de me décider sur mon trajet.
Le midi, je retrouvais une étudiante péruvienne pour des échanges très intéressant, je n’assisterai as á la conférence á laquelle elle m’a conviée sur Jules César et autres mais nous échangeons nos goûts musicaux. Je vais á présent découvrir la musique Rock péruvienne.
Ces quelques jours supplémentaires á Huaraz afin de me décider sur mon trajet se finalise par un départ pour Casma afin de rejoindre Ayacucho en direction de Cuzsco. En effet, au préalable, je souhaitais rejoindre Iquitos mais sans mon canard et vue le détour et le nombre d’heures de bus de plus á risque en solo, je dévie de trajectoire. La s½ur du propriétaire de l’hotel et sa copine m’accompagnerons chaleureusement au bus direction Casma.
Départ de Chiclayo vers 13 heures direction Trujillo pour trois heures de route á travers des déserts de sable sans fin et quelques cabanons qui se battent les détritus en bord de la panaméricaine. (Compagnie Línea).
La ville de Trujillo se situe sur une côte désertique et pauvre. De Trujillo, j’ai pris un taxi á 10 soles direction Huanchaco, petite station balnéaire, á 20 minutes, á savoir que les combis á 3 soles font aussi l’affaire : Mais actuellement en solo avec mon gros sac et ne connaissant pas encore les alentours, j’ai préféré privilégier la sécurité au grand bonheur du chauffeur de taxi.
Je suis donc arrivée á Huanchaco vers 19 heures au soleil couchant, la mer agitée et les rues venteuses.
Huanchaco, station balnéaire
Huanchaco se situe donc á 15 kms de Trujillo, ambiance plage, petite station balnéaire des locaux et surfeurs aux routes goudronnées.
Le village était très venteux et frais en cette fin août ; une petite place avec une cathédrale, des restaurants en bord de mer proposant poissons et leur fameuse spécialité « les ceviche », poisson cru baignant dans du citron « délicieux » sur une petite terrasse en bord de mer.
Quelques jours passés á bouquiner sur la playa emmitouflée dans un gros pull, accostée par les chamans et á proximité de ses frêles embarcations de roseaux : « les cabalitos de totora ».
Les rencontres sont multiples, beaucoup de voyageurs viennent se détendre quelques jours á Huanchaco : J’ai rencontré français, australiens, Israéliens, anglais où nous croisons nos routes.
La zone archéologique de Chan Chan
Puis visite dans les environs, entre Huanchaco et Trujillo de La zone archéologique de Chan Chan
En compagnie de français, nous avons donc pris un combis en bord de plage direction le site situé á 10 minutes, puis piste á pied de 1,5 kms jusqu’á l’entrée.
Cité qui s’étend sur 14 kms carrés, la plus grande ville en adobe précolombienne des Amériques de la civilisation Chimú succédant aux Moches entre les 12 e et 15 e siècles avec comme capitale Chanchan qui a chuté lors de la conquête des Incas qui ont eux même chuté par les espagnols.
Puis un petit musée á ´proximité (2 kms vers Trujillo) qui explique davantage la civilisation des chimus.
Le site apparait comme majestueux et surgit comme au milieu de nulle part dans ce désert aride pourtant á proximité de la mer.
Description du site : 1/ Entrée étroite 2/ Grande place des cérémonies et des sacrifices 3/ Passage des oiseaux et poissons 4/ La salle des audiences 5/ Etang rythmé par la lune 6/ Tombe royale du gouverneur de la citadelle Tschudi (1420)
La visite peut se compléter par d’autres sites que l’on peut faire le même jour en partant tôt :
- Huaca Esmeralda (3 kms) : pyramide ;
- Huaca El Dragón (4 kms) : Sanctuaire Pyramidal ;
- Huacas del Sol y de la Luna: La plus grande pyramide du perou.
Après ses quelques jours de playa et de visites, direction Huaraz, avec la plus belle cordillère du monde. ( ?).
Me voila, à Chiclayo au Pérou. A la suite donc d’un trajet de Loja en Equateur, a Piura au Pérou avec un passage parmi de grandes étendues sableuse « le désert de Cechura », me voila dans une petite chambrette en plein centre ville de Chiclayo. (Hôtel San Jose).
Chiclayo est une grande ville moderne comprenant dans ses environs plusieurs sites et musées parmi les plus intéressant du pays, dira t on ainsi qu’un marche aux herbes médicinales reconnu pour être notamment la source des chamans.
J ai donc flâné a travers les ruelles quelques bruyante et découvertes : la Plaza de Armas, petite place verdoyante surplombée par une cathédrale magnifique datant de 1869, la plazuela Elias Aguirre dominée par une statue d’Elias Aguirre (héros de guerre avec le Chili qui a défendu la mer péruvienne), la iglesia Veronica et San Antonio.
Puis le lendemain, après un petit déjeuner copieux (jus de fruit frais, tranche de bacon, ½ufs sur le plat, café et petit pain) direction les sites archéologiques environnants et les civilisations anciennes.
SITES ARCHEOLOGIQUES
De SIPAN HUACA RAJADA ET SON MUSEE aux PIRAMIDES DE TUCUME ET SON MUSEE a LAMBAYEQUE ET SON SUBLISSIME MUSEE. Trois musées en une journée, époustouflant, record battu mais seul le musée de Lambayeque est extraordinaire d’authenticité.
-SIPAN HUACA RAJADA: (8 soles) Situé á 35 kms de Chiclayo, j’ai pu observer les tombeaux des seigneurs de Sipan. On y voit une reconstitution de l’intérieur des tumbas découverts en 1987. Ce site se situe en face d’un temple ancien. Impressionnante découverte.
-PIRAMIDES DE TUCUME: (8 soles) Se situe a environ 30 kms de Chiclayo. Ce site archéologique est un centre politico religieux sican est constitue de 26 constructions pyramidale que j’identifie davantage par d’immense fourmilières en effet ses pyramides avec l’érosion et le temps m’apparaisse comme des gros monts de terre. En escaladant le cerro purgatoire, j’ai aperçu une vue magnifique sur l’ensemble de cette grande cité du Lambayeque, qui fut conquise par les Chimus puis par les Incas. On y trouve la plus grande construction en adobe de l’Amérique du sud et comprend la tombe d’un homme de haut rang enterre avec ses femmes.
-LAMBAYEQUE ET SON SUBLISSIME MUSEE TUMBAS REALES DE SIPAN : (10 soles) Musée a l’intérieur d’une vulgaire pyramide rouge, j’ai observe des richesses inestimables provenant des tombes de la huaca Rajada abritant le senor de Sipan (l’an 260) et plus de mille objets de l’art mochica. Ce musée présente donc la culture moche á l’époque des seigneurs de Sipan. (Céramique, métallurgie, architecture, représentation des dieux, de la religion, de la dualité, découverte des tombes, ornements faciaux, les restes des deux seigneurs extrêmement bien conserves…). Riche visite certes en espagnol, mes efforts m’ont permis de comprendre une partie mais il me reste des progrès á effectuer.
Journée et visite très riche avec la rencontre de deux couples de français très sympathiques. Un petit verre ensemble pour clôturer… Chacun prend sa route. Je me suis régalée autour d’un petit poisson fris accompagne de riz.
Aurélien a donc attrapé une pneumonie depuis 15 jours ainsi que d’autres symptômes l’obligeant a rentrer en France pour une cure de Jouvence et une guérison sure pour un retour prochain, je l’espère.
J’ai donc quitte Loja (Equateur) pour un bus de nuit direction Piura puis Chiclayo au Pérou. Départ á 23 heures de Loja accompagne par Aurélien quelque peu souffrant et qui prendra l’avion pour la France le lendemain pour quatre heures de bus jusqu'à la frontière. Le passage de la frontière a été rapide, environ une demi-heure, puis quatre de bus supplémentaires pour arriver a Piura. Le réveil a été difficile, je suis arrivée a la coopérative de la compagnie que j’avais pris « Loja International ». Trajet : 10 dollars. De la j’ai pris un taxi (5 soles) direction la coopérative Linea a cinq minutes de route afin de prendre un bus direction Chiclayo, sa plage et ses ruines archéologiques environnantes. Bus a huit heures pour une arrivée a midi au terminal de bus. Puis après quelques rues traversées, je finis par prendre un taxi pour cinq minutes de route direction le centre de Chiclayo. Et me voila dans ma petit chambre ensoleillée dans le centre a l’hospdaje San Lucas (20 soles la nuit). Il fait un ciel bleu magnifique et chaud avec au lointain vue sur la mer. Les rues sont animées. Rétablis toi vite petit Aurélien, il y a encore plein de belles choses à voir comme tu le sais. Et papa, maman, ne vous inquiétez pas avec de la prudence, ca ira.
Vilcabamba
Nous sommes donc bien arrivés á Vilcabamba, petit village de montagne, á une heure de voiture de Loja (ça a son importance, vous comprendrez par la suite), village reconnu pour la longévité de ses habitants, leur bien être, ses températures douces, ce qui explique probablement l'affluence de villas d'américains et autres. Ils sont probablement venus vivre plus longtemps, faudra t il alors manger, boire et se dépenser comme ces fameux centenaires. Ce n'est sûrement pas gagné. Par contre, il est vrai que la stabilité du climat pourra probablement y contribuer. En ce début août, il est vrai que les températures et la pluviométrie pendant cette traversée de l'équateur n’a pas été spécialement clémente. Les locaux nous expliqueront de gros changements climatiques en Équateur et le fait qu´il n'y ait plus de saison. Hum, ça me dit quelque chose. Nous nous installons donc dans le petit hôtel paradisiaque "le Rendez-Vous", tenu par un couple de français. (Rapport qualité-prix, excellent). Ca sera mon coup de c½ur, depuis le démarrage de cette aventure. Une dizaine de treks est á effectuer, nous n’en ferons aucun. Les bienfaits de Vilcabamba n’auront pas d’effets positifs sur nous.
AR Hopital de Loja
Depuis une semaine, Aurélien avait mal á la tête. Nous avons mis cela sur le compte de l’altitude étant donné que nous étions passe de 0 m Isla de la Plata a 3000 m pour Ingapirca en une traite. Les médicaments fournis par les pharmacies n’ont servis á rien (caféine, paracétamols…) á juste titre. Premier enseignement : se rendre dans des organismes compétents si les maux de tête persiste plus de deux jours.
Notre première nuit á Vilcabamba vira donc au cauchemar puisqu'Aurélien tournait de l'½il et ne pouvait plus respirer. D'urgence, nous sommes donc partis vers une heure du matin á l'hôpital le plus proche á bord de la voiture de locaux quadragénaire buvant devant l'hôtel. Aurélien a donc été occulté dans ce petit hôpital incompétent de village où ils lui ont donné des tranquillisants et l'ont soupçonné d'être un drogué. Puis, direction la pharmacie pour les tranquillisants et retour á l'hôtel. Bien évidemment, la crise respiratoire et les palpitations se sont amplifiées. Deuxième enseignement: se diriger vers des personnes compétentes même si c'est á une heure de route.
Nous avons donc pris un taxi direction l’hôpital de Loja où Aurélien a été hospitalise et pris en charge. Le trajet a été vraiment périlleux puisqu’une heure de routes sinueuses avec Aurélien qui se décompose á vue d’½il. Un peu plus rassure par cette prise en charge, Aurélien est donc reste trois jours a l’hôpital et est ressorti avec un traitement de dix jours pour une pneumonie pleurésie. Je suis restée la première nuit, puis je suis revenue le second jour en retournant loger á Vilcabamba. Malgré 10 jours de traitement et de nombreux allers retours pour Aurélien chez différents spécialistes, sa santé ne s’améliorait pas. Jusqu’ á ce qu’il refasse une crise et une nouvelle hospitalisation. Troisième enseignements : soutenir et écouter le malade car il est le seul à se rendre compte de la gravite de son état.
La sante d’Aurélien ne s’améliorant pas, la décision du retour en France s’est imposée après cette quinzaine de jours de traitement afin qu’il se retape. Il a donc pris un AR d’un mois au départ de Quito. Pour ma part, je l attendais en continuant à avancer dans l’attente de son retour ou de prendre une décision éventuelle selon l’amélioration de son état.
Nous passerons un jour á Loja qui est une petite ville avec quelques jolies places et cathédrale. L'intérêt pour ma part reste limité. Nous avons passé une nuit dans l'hôtel London, situé dans une rue commerçante principale. Notre petit plus, sera surtout ce petit buibui avec d'énormes brochette et une sublime purée. Puis, nous filons a Vilcabamba par un bus au départ du terminal.
Six heures de bus d'Ingapirca pour arriver á Cuenca. Nous y passerons deux jours avant de repartir pour Loja á six heures de bus supplémentaires.
Cuenca a été classé en 1999 comme centre historique par l'Unesco. Nous prendrons plaisir a traverser ses rues pavées, ses cathédrales, ses façades blanches et marbrées. Son caractère colonial me fait quelque peu penser a Carthagena en Colombie.
Ces une étape incontournable en Equateur avec son architecture du 16e et 17e siècles. Après, avoir admirer sa beauté, nous filerons vers Loja afin de profiter surtout de Vilcabamba, petit sanctuaire de tranquillité entre les montagnes et ses multiples randonnées, "appelé village des centenaires".
A la suite d un départ matinal de Puerto Lopez et de huit heures de bus, nous arrivons dans la petite ville de Caños, sans intérêt et nonchalante a proximité du site archéologique d Ingapirca.
A 3200 mètres d altitudes que nous avons gravi d un trait au détriment de la sante d Aurélien qui se voit envahi de virulent maux de tête en raison probablement du mal des montagnes, nous visiterons le site le lendemain.
Trente minutes de pour atteindre ce plateau qui domine toute la région et ou se dressent les ruines préhispaniques les plus importantes du pays. Témoin de la culture Incas de l Equateur, ce site déploie les vestiges d un centre urbain passe et est surmonte d un temple du soleil énigmatique.
Nous traversons donc ce site enchantes avant de nous poser quelques heures au sommet aux cotes des bains incas creuses dans la pierre avant de rebrousser chemin sous un soleil éclatant qui laissera place a la fraicheur montagnarde de la nuit.
Puis nous partirons le lendemain pour Cuenca et ses bijoux d architectures coloniales.
Nous avons quitte nos montagnes andines direction la cote ouest équatorienne bordee par le pacifique dans le petit villaje de pêcheurs quelques peu touristique en raison de sa proximité du national Park de Machalilla et de sa situation par rapport a la migration des baleines.
A la suite de 10 heures de transport de Riobamba située sur les pentes du volcán Chimborazo a 2754 metres dans les andes. Nous quittons donc la fraicheur de ce magnifique écrin de montagne direction la magnifique baie. A la suite d un changement de bus a Guayaquil dans un terminal de bus digne d’un aéroport, nous posons notre sac vers 20 heures dans ce petit villaje de pécheurs poussiéreux. Les rues sont bondées de voitures, camionnettes, camions clamant leur joie a travers de bruyants klaxons et des exclamations heureuses. Le maire est reelu.
Nous trouvons donc notre Bonheur pour la premiere nuit dans une sorte de grande maison dont des chambrettes se succèdent autour de la cour supervisees par un chien au poil blanc et yeux bleus légèrement craintif de par les coups qu’ il doit régulièrement recevoir. Nous nous installons donc dans notre petite chambre bétonnée entre deux petites familles et don’t l aeration des murs nous laisse participer a chacun des bruits de la vie collective. D ailleurs je leur ferais généreusement part involontairement de mon intoxication alimentaire toute la nuit Durant.
Exploration du village de Puerto Lopez
Le lendemain, exploration de ce petit village doucement berce par le bruit des vagues arrivant pleine d énergie et se retirant délicatement. Se succèdent donc les rues composées de maisons de bois, de bâtisses vulgairement bétonnées en travaux qui ne seront probablement jamais finalisées, église, le traditionnel marche alimentaire ou nous dégustons comme a l habitude le populaire almuerzo compose de soupe a la pomme de terre agrémenté selon les jours de pescada, de carne, de pollo de même que le plat principal accompagne de riz et de quelques légumes.
Puis nous nous approchons du bord de plage et apparaissent de plus en plus d agences diverses, des stands de petits bracelets, robes et restaurants plus touristiques de bord de mer. Le ciel est grisailleux, la couleur de la mer s en ressent. Nous longerons donc quelques kilomètres le bord de mer qui m évoque les majestueuses cotes du nord sous les cris des oiseaux, pélicans, et frégates survolant les eaux a la recherche d un met copieux.
Le village de pécheurs de Puerto Lopez dont les matinées sont rythmées au retour des pécheurs dans leurs centaines de petites barques colorées dont la majeure est bleue est aussi a proximité du parc national de Machalilla.
Ce parc national comprend les zones protégées de l Isla de la Plata, la communauté d Agua Blanca et la playa de Los Frailes. Compose de zones marines, continentales et insulaires abritant la foret tropical sèche et humide.
Agua Blanca
Dans un premier temps, de bon matin, nous attraperons un bus pres de la place du marche (0,5$), direction 5 kilomètres plus loin, l entrée du site archéologique qui revêt une importance capitale dans l histoire de l équateur. (Entrée : 5$).
Nous parcourons donc les autres cinq kilomètres de piste au sein d une foret asséchée le long d un rio lui-même sec ou rencontrons cochons sauvages, chèvres, écureuils, chevaux… Une petite visite furtive du modeste musée archéologique (urnes…). Puis a la suite d un petit encas, nous rejoignons la lagune sulfureuse pour une petite baignade fraiche recouverts au préalable de boue. Nous effectuerons le retour au bord d un 4*4 transportant du crottin de chèvre, précieux engrais selon le conducteur.
La plage de Los Frailes
Baie abritée sous de hautes falaises, eau claire, sable blanc, d énormes vagues qui nous ont recouvertes lorsque nous nous sommes baignes. Nous avons rejoint la plage par un chemin poussiéreux qui serpente durant trois kilomètres borde de bois épineux.
Allongés sur la plage durant quelques heures berces par les grosses vagues qui essaient qui essayent de nous rejoindre. Et la, tellement assoiffés de soleil, nous avons tout simplement brule.
Isla de la Plata
Le jour suivant, encore brules de la veille malgré les couches d Aloès Vera, nous nous rendons au point de rendez vous de notre bateau qui nous emmène pour la journée explorer la migration des baleines ainsi que l Isla de la Plata encore appelé le « Galapagos des pauvres ou dirons nous des futés ».
Nous nous rendons donc en bord de mer ou nous observons le retour des pécheurs sur leurs barques bleues ou ils déchargent leurs caisses de poissons en compagnie des oiseaux, pélicans, frégates volant une part du butin des que possible.
Puis nous embarquons sur le bateau pour 1h30 de trajet ou a ma grande surprise une baleine surgit au bord du bateau tandis que je scrutais l horizon. Puis ce fut une multitude d apparition furtive au large. Les baleines a bosse quittent donc les eaux glaciales de l Arctiques pour donner naissance a leur progéniture dans des eaux plus chaudes et nous offrent ainsi le spectacle de leur présence.
Nous arrivons donc sur l Isla de la Plata dont la baie resplendie de son bleu pour une traversée de deux heures sur un chemin caillouteux de terre ou nous croiserons des centaines de couples de patas azules aux magnifiques pattes bleues dont certains couvent ou encore avaient donne naissance a leurs petits. C est leur période de reproduction. De même que nous croiserons un goéland, espèce la plus fidele au monde étant donne qu’ il n a qu’ une compagne tout au long de sa vie, gardant son nid alors que son compagnon cherche de la nourriture. Cette expérience sera enrichie par la présence d un guide naturaliste nous éclairant sur le fonctionnement de la faune.
Lors de la contemplation de la vue magnifique sur l océan claquant sur les roches, nous observons avec surprise deux lions de mer se prélassant sur les roches.
A notre retour, nous effectuerons un peu de snorkeling ou les poissons m entouraient puis des énormes tortues viendrons nous saluer. Exploration extraordinaire.
Une semaine s est écoulée dans le village poussiéreux de Puerto Lopez ou nous avons été chaleureusement accueillis par le couple de l hôtel « Danita » ou nous avons passe quelques soirées à discuter avec Jean Pierre Guyot, rencontre, journaliste écrivain, a discuter. A présent, nous retournons dans les Andes et quittons le Pacifique en direction du Pérou.
Nous rejoignons pour quelques jours la station thermale de Baños á 1800 mètres d’altitude ou nous retrouvons un peu plus de chaleur. Cette bourgade situe au creux d un magnifique décor, cascade, au pied du volcan Tunguraua actif depuis 1999 ou il avait été nécessaire d’évacuer la ville.
Cette ville plutôt huppée regorge d’hôtels et de centres de massage. Inévitablement, après quelques jours de pluie, nous ne treckerons pas a travers la montagne, mais je m adonne avec grand bonheur a un massage Shiatsu d une heure qui me laissera des courbatures durant trois jours.
La veille du départ, ce sera un bain thermal d eau de source chaude aux propriétés curatives dont je soupçonne plutôt d’être un nid à bactéries en tout genre. Ce sera tout de même un régal de patauger dans ce bain très chaud á la couleur jaune.
Randonnées possibles á Banos:
- Banos-Pondoa: 2,81 kms (Niveau 2)
- Pondoa-inicio sendero hacia el Refugio: 1,83 kms (Niveau 1)
- Inicio del sendero hacio el refugio-Refugio Banos-La Virgen: 4,53 et 1,3 kms (Niveau 3 et 2)
- La Virgen-Vendanas-Casa del árbol: 3 kms (Niveau 3)
- Banos-Runtun: 2,9 kms (Niveau 2)
- Banos-Illuchi-Sauces: 4 kms (Niveau 1)
- Lllgua-Ojos del Volcan: 4,4kms (Niveau 2)
- Los Contrabandistas (Agoyan-Chinchin- San Pedro): 10 kms (Niveau 2)